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observations, le taux de l’urée a dépassé 1 gr. et l’enfant a guéri. Les variations de la leucocytose étaient paralèlles à celle de l’urée.
Dans une publication récente, Lereboullet, Gournay et Donato rapportent le résultat de leurs travaux sur la fonction rénale dans la diphtérie. Leurs recherches ont porté sur 60 malades, parmi lesquels 20 diphtéries bénignes et 40 diphtéries malignes.
Dans les diphtéries bénignes, les auteurs trouvent une azotémie normale variant entre o gr. 25 et O £gT. 4O pour 1000.
Les formes malignes sont divisées par les auteurs en diphtéries malignes curables, diphtéries malignes mortelles et diphtéries malignes compliquées.
Dans le premier cas : « le taux de l’urée sanguine ne dépasse guère o gr. 50 par litre, même en période d'état ».
« Dans 20 cas mortels, d’angine diphtérique maligne, avec syndrome d'insuffisance surrénale, nous avons trouvé 16 fois, soit dans une proportion de 80 %, un taux d’urée sanguine initial et terminal augmenté, supérieur à o gr. bo pour 1000. Cette azotémie élevée dès le début se maintient à un taux à peu près double de la normale pendant quelques Jours : o gr. 50, o gr. 75, o gr. 85, puis 24 à 48 heures avant la mort, cette azotémie augmente brusquement pour atteindre o gr. 90, 1 gr. 1 gr. 44 ; 1 gr. 166 »:
« Les diphtéries malignes à évolution compliquée sont beaucoup plus fréquentes. En dehors du syn-
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drome malin c’est dans cette catégorie présentant une albuminurie persistante, ayant une évolution trainante, compliquée d’accidents streptococciques, de suppurations cutanées, otitiques, pleuro-pulmonaires, de fièvres éruptives (scarlatine, rougeole, varicelle) que nous avons observé les azotémies les plus élevées et que le syndrome azotémique nous a paru le plus net, encore que l’azotémie reste le plus souvent relativement discrète. C’est également dans cette catégorie que les lésions rénales, nécropsiques et histologiques nous ont paru les plus fréquentes et les plus apparentes, surtout dans les cas suivis de
mort, à la suite de ces infections associées ».
Résultats de nos recherches.
Nous avons particulièrement étudié les modifications de l’urée sanguine chez 100 de nos petits malades dont 56 étaient atteints de formes malignes.
Nous rapportons les observations de 3/ cas mortels, h d’entre eux avaient un taux d’urée sanguine ne dépassant pas o gr. 45 ; il s’agit des enfants dont les observations portent les numéros 23, 28, 37, 56.
Dix autres présentaient une hyperazotémie légère, le taux de l’urée étant compris entre o gr. 45 el o gr. 70. Observations 24, 27, 29, 30, 35 38, 4o, Ar, h71%09!
Chez trois enfants, le taux de l’urée était compris entre o gr. 70 et 1 gr. Observations 34, 49, 48.
Enfin, chez 17 enfants, le chiffre de l’urée sanguine
PRE NUE dépassait 1 gr. Observations 5, 6, 7, 10 et jusqu’au numéro 22 inclus, 32.
Donc sur 34 diphtéries mortelles, nous avons trouvé 17 fois un taux d’urée supérieur à 1: gr. par litre de sang ; soit une proportion de 50 %.
Au cours des formes à évolution favorablé, nous avons un chiffre d’urée ne dépassant pas o gr. 45 chez deux enfants (obs. 36, 55).
Un taux d’urée compris entre o gr. 45 et o gr. 70 dans 7 observations (26, 31, 33, 42, 43, K4, 53).
Entre o gr. jo et 1 gr. dans 8 observations : 8, 9, 25, 39, 46, 49, 50, 54.
Enfin, 5 de nos petits malades ont eu au cours de leur diphtérie plus de 1 gr. par litre de sang, obser- NAHONSI12,09 LPO
Donc, sur 22 diphtéries malignes à évolution favorable, nous avons trouvé cinq fois un taux d’urée supérieur à 1 gr., soit une proportion de 22 %.
Parmi les diphtéries sévères, nous en comptons deux,n°s 58 et 59, qui présentèrent plus de 1 gramme d’urée. Une seule, qui au cours de son évolution ne dépassa pas le taux de o gr. 45 : n° 64.
H y eut cinq enfants chez lesquels le chiffre de l’urée était entre o gr. 45 eto gr. 70 : n°5 57, 60, 61, 62, 65. Un seulement dont le taux dépassait o gr. 70 : n° 63.
Nous avons également dosé l’urée sanguine de 35 malades atteints d'angines diphtériques moyennes ét bénignes et nous avons trouvé dans r1 cas une
As ex
azotémie au-dessous de o gr. 45 et 22 fois, un taux
? PA : D d’urée compris entre o gr. 45 et o gr. 70.
Interprétation de nos résultats.
En étudiant attentivement les résultats que nous avons obtenus, nous Sommes frappés par deux faits : 10 la fréquence de l’hyperazotémie au cours de la diphtérie, même dans les formes moyennes et légères;
29 Le minimum de symptômes que nous rencontrons dans un grand nombre de cas : chez beaucoup de nos malades l'hyperazotémie ne fut qu’une découverte de laboratoire.
Si nous rapprochons la lecture de nos observations de l’étude que nous avons faite, des causes susceptibles d'augmenter le taux de l’urée sanguine, nous nous rendons compte que l’hyperazotémie de la diphtérie est due soit à l'insuffisance d'élimination, soit à la production exagérée d’urée, soit, et c’est le cas dans un grand nombre de formes mortelles,aux deux à la fois.
En effet, dans presque toutes les diphtéries, il existe un certain degré de congestion rénale, l’albuminurie qui manque rarement et qui est connue depuis longtemps en est la preuve ; et c’est cette néphrite aiguë légère et passagère qui est vraisemblablement la cause des hyperazotémies modérées et transitoires de la période d'état de la diphtérie, où le taux de l’urée ne dépasse pas o gr.6o à o gr.70.Nous ne croyons pas
qu’il puisse être question de désintégration tissulaire
dans ces formes bénignes où l’état général est bien conservé, l’amaigrissement à peine appréciable.
Mais la néphrite azotémique diphtérique revêt parfois un aspect beaucoup plus redoutable. Nous en rapportons 7 cas que nous avons groupés ensemble dans nos premières observations. Dans la première, le taux maximum de l’urée a été de 2 gr. 20.
Dans les trois suivantes, le chiffre de l’urée est resté quelque temps entre r et 2 gr. Ces quatre enfants ont guéri complètement.
Dans nos observations 5, 6, 7, nous voyons la néphrite azotémique diphtérique sous sa forme la plus grave : les lésions rénales ont entraîné une anurie irréductible et dans un de ces cas l’azotémie au moment de la mort atteignait le chiffre de 8 gr. 25.
Au point de vue anatomo-pathologique, les lésions de la néphrite diphtérique n’ont rien de caractéristique ; ce sont des lésions parenchymateuses de dégénérescence atrophique telles que l’on en trouve dans les reins de tous les malades morts de néphrite aiguë azotémique.
Au point de vue symptomatique, nous avons été frappés par ce fait que la néphrite diphtérique est une néphrite azotémique pure ; chez aucun de nos petits malades, nous n'avons trouvé de symptôme de rétention chlorurée, pas d'œdèmes, ni périphériques, ni viscéraux et même,ainsi que nous le verrons un peu plus loin, le taux des chlorures du sang est ordinairement diminué.Nous n'avons jamais trouvé non plus
d’hypertension chez nos petits malades.