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CHAPITRE IN

GLYCÉMIE

Le glucose est pratiquement le seul sucre que l’on rencontre dans le sang. En grande partie à l’état libre il se trouve également à l’état de sucre combiné ; c’est le sucre virtuel de Lépine et Boulud ; il est plus difficile à doser. Dans les protoplasmas cellulaires comme dans le sang on trouve également du glucose combiné aux aibuminoïdes, formant le sucre protéidique de Bierry et Mlle Fandar. Accidentellement on peut trouver d’autres sucres tels que : saccharose, levulose, maltose, mais tandis que ces sucres sont toujours intégralement éliminés par l'urine, il n’y a glycosurie que lorsque le sucre du sang dépasse son taux normal. On entend par glycémie, le taux du sucre libre contenu dans un litre de sang. A l’état normal, ce taux est de 1 gr. Il est à signaler qu'à l’état normal la (eneur en sucre libre est plus forte dans le sang artériel que dans le sang veineux.

C’est Claude Bernard qui le premier montra dans le sang la présence certaine du glucose. La majorité des

auteurs sont d'accord pour estimer que le sucre libre

SE EE se trouve exclusivement dans le plasma et qu'il n’y en a pas dans les globules.

L2 L2 e Origine du sucre du sang.

Cette origine est double, exogène et endogène, la première est constituée par l’absorption des hydrates de carbone et en particulier des sucres. Quant à la formation endogène, elle a pour but de maintenir la glycémie à son taux physiologique, le sucre de formation endogène provient de la transformation en glucose du glycogène, du sucre virtuel de Lépine, des graisses ou des protides de l’organisme. Lorsque l’alimentation est trop riche en hydrates de carbone et que la transformation en glucose donnerait un taux de glycémie plus élevé que le chiffre normal, une grande partie est mise en réserve sous forme de glycogène, une autre partie est utilisée par les tissus. La combustion du glucose finit par donner du gaz carbonique après un certain nombre de transformations ; parmi les corps intermédiaires, entre le glucose et l’anhydride carbonique se trouve l’acide lactique.

Le métabolisme du sucre dans l’organisme est extrêmement complexe, il dépend à la fois du système nerveux et des glandes à sécrétion interne; le mécanisme intime du fonctionnement de ces divers organes est encore mal connu.

Si l’on cherche à résumer le cycle des hydrates de carbone dans l'organisme, l’on s’aperçoit qu'il faut

étudier : 1° la source des hydrates de carbone, celle-ci

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est triple. En effet, le sucre de l'organisme provient de l'alimentation hydrocarbonée, des réserves, desprotéiques et des graisses ; 2° les hydrates de carbone dans l’organisme normal : dans les humeurs et dans les tissus ; 39 la destinée des hydrates de carbone dans l’organisme normal ; nous avons vu qu'elle les réduisait finalement à l’état d’eau et de gaz carbonique, mais comme d'autre part la teneur du sucre dans le sang est relativement fixe, c’est qu’il existe dans l’organisme un mode de régulation dans le métabolisme des hydrates de carbone. Ce mécanisme comporte :

19 La mise en réserve des sucres ; 29 La destruction du sucre par l’organisme.

La mise en réserve s’opère par un triple mécanisme: a) La formation du glycogène ; b) La formation du sucre protéidique:

c) La transformation en graisses.

Le glycogène se trouve dans un très grand nombre de tissus, contrairement à l’opinion de Claude Bernard qui croyait que le foie était le seul organe susceptible d’en contenir ; néanmoins, nous ne retiendrons que les deux principaux centres de glycogenèse : le foie et les muscles. Les muscles, en effet, renferment à peu près les deux cinquièmes du glycogène total.

Le rôle du foie est double ; d’une part, il transforme le glucose amené par la veine porte en glycogène qu'il met en réserve, et d'autre part, lorsque la

quantité de glucose contenue dans le sang est insuffi-

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sante, ce glycogène est transformé à nouveau en glucose.

La formation du sucre protéidique constitue le deuxième mode de mise en réserve du sucre ; en effet, quand le glycogène a entièrement disparu de l’organisme, le sang continue à renfermer du sucre, et c’est le sucre protéidique qui paraît en être la source. Diverses expériences militent en faveur de ces faits :

19 Le sucre protéidique peut se former in vitro aux

dépens de certains sucres et constitue pour eux une

mise en réserve, sous une forme nouvelle; \

2° Au niveau du foie, le sucre protéidique subit toute une série de transformations avec mise en liberté de sucre libre aux dépens des protéiques. Il a été démontré que si, comme l'avait trouvé Claude Bernard, le sang de la veine sus-hépatique est plus riche en sucre libre que le sang de la veine porte, c’est l'inverse qui se produit pour le sucre protéidique.

La transformation des hydrates de carbone en graisse ne s’opère que lorsque les réserves d’hydrate de carbone atteignent leur maximum.

L'étude de la destruction du sucre dans l’organisme comporte l’étude tout d’abord des étapes chimiques de la destruction du glucose dans les détails desquels nous n’avons pas à entrer : l'étude du mode de destruction et de l’agent de la destruction.

Le phénomène de la glycolyse avait déjà été décrit par Claude Bernard qui avait constaté que lorsque le sang était conservé hors des vaisseaux, il ÿ avait diminution progressive du sucre. Le ferment glycoli-

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tique se trouve dans les globules blancs ainsi que Fa démontré L{pine, et c’est sous l’influence de ce ferment que le sucre diminue dans le sang circulant aussi bien qu’in vitro. Ce ferment tire son nom d’insuline des ilôts de Langerhans du pancréas où il est produit.

Les glandes à sécrétion interne ont toutes ou presque toutes un rôle dans le métabolisme du glucose. Les surrénales, l’hypophyse, le corps thyroïde ont une action antagoniste de celle du pancréas. En effet, l'injection d'extrait surrénal comme celle d’adrénaline provoque une hyperglycémie dont le mécanisme est encore à déterminer. Certains pensent que lextrait surrénal agit directement sur le pancréas ; d’autres attribuent cette hyperglycémie à l’action du système nerveux excité par l'injection d’adrénaline : l’injec— tion d'extrait hypophysaire entraîne également l’hy— pergiycémie et Camus et Roussy ont pensé que cette action s'effectue par l'intermédiaire des centres nerveux du plancher du troisième ventricule.

Enfin, certains auteurs attribuent un rôle dans la régulation de la glycémie à la rate et aux glandes salivaires.

L'intervention du système nerveux est prouvée. Claude Bernard à démontré que la piqûre du plancher du quatrième ventricule au niveau des centres du pneumogastrique déterminait de la glycosurie ; celleci est en rapport avec une hyperglycémie manifeste. On obtient le même résultat en excitant les centres

du plancher du troisième ventricule, le quatrième

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