TECHNIQUE EMPLOYÉE
Nous avons employé pour doser le sucre du sang la méthode de Baudouin et Lewin, modifiée par Fleury.
Le sang pris par ponction veineuse est recueilli dans un tube à essai, contenant du fluorure de sodium au taux de 2 pour 1000 pour éviter la coagulation, puis aussitôt après, afin d'éviter la glycolyse, on procède à la défécation. Dans un verre à pied, on met h cmc. d’eau et 1 cmc. de sang fluoruré, puis l’on verse goutte à goutte, 1 cmc. de réactif nitromercurique et 1 cmc. de soude normale; après avoir agité une ou deux minutes, on ajoute 23 cmc. d’eau pour obtenir un volume total de 30 emc. ; on agite énergiquement, puis l’on jette sur un filtre en cellulose pure. |
Une fois la défécation faite, il n’y a plus de risque de glycolyse, et l'on pourra alors dans les heures qui suivent, procéder au dosage.
On prélève 15 cme du filtrat que l’on porte dans une fiole en pyrex de 50 eme. et l’on ajoute :
1 cmc. de solution mercurique, 1 cmc, de soude normale, 1 cmc. de suspension de sulfate de baryte.
On porte au bain-marie bouillant, à gros bouillons,
en ayant soin de faire plonger la fiole jusqu’au col et
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on laisse 3 minutes. Pendant ces manipulations, laisser la fiole bouchée au coton ordinaire. On retire ensuite la fiole du bain-marie et on laisse refroidir sous un courant d’eau. On y ajoute :
2 cmc. d'acide chlorhydrique normal, 2 cmc. de solution centinormale d’iode, des traces d’empois d’amidon.
Titrer l’iode en excès avec une solution centinormale d'hyposulfite de soude.
Le calcul se fait de la façon suivante :
Soit F la quantité de filtrat prélevé.
Soit N le nombre de emc. d’iode ajoutés.
Soit n le nombre de cmc. d’hyposulfite de soude ‘employé pour obtenir la décoloration.
La quantité de glucose G en grammes par litre sera
donnée par la formule G — 2 (N—n) 0,403.
Résurrars : Nous considérons comme normal le chiffre de 1 gr. de sucre par litre de sang, avec, comme limites extrêmes o gr. 10 en plus ou en moins. à
Nous avons recherché le taux de la glycémie chez 5r de nos petits diphtériques : 25 formes malignes ont été examinées par nous à ce point de vue : (obs. 2, 8, 4,6, 7,9, 11, 12, 14, 24,126, 26, 341, 89, 40, 4x, 42, 43, 44, 45, 46, 7, 48, 49 et bo.)
Ces petits malades se répartissent de la façon suivante : 14 cas à évolution favorable, parmi lesquels
3 néphrites et 5 paralysies généralisées.
= Ho
11 cas à évolution fatale, parmi lesquels 2 néphrites et 2 paralysies généralisées, Quant aux paralysies localisées, paralysie du voile ou paralysie de l’accommodation,elles existent dans:toutes nos formes malignes.
Les chiffres que nous allons donner, représentent les taux de glycémie les plus bas obtenus au cours de l’évolution de chacune de nos diphtéries ; nous ver— rons ensuite l’évolution que suit la glycémie avec les modifications des signes cliniques.
Au cours de nos 11 cas à évolution fatale, (obs 6, 7, 11,19, 14, 24, 4o, 41, 45, 47, 48), les dosages de sucre nous ont donné les chiffres suivants :
opt: 00; ovr.-8f}rl er. Of x cr Cor O GEO O gr. 71,1 gr. 20, O gr. 80, O gr 7b, ISF: MO.
Soit dans sept cas sur onze, un abaissement plus ou moins marqué de la glycémie.
Dans trois des autres cas, la glycémie est normale, elle est légèrement augmentée dans l’observation 41, où elle atteint 1 gr. 20.
Au cours des deux néphrites (obs.6 et 5), la glycémie est abaissée : o gr. 60 et o gr. 84.
Au cours des deux paralysies généralisées (obs. 40 et 45), la glycémie atteint o gr. 71 et o gr. 8o. Chez l'enfant B... (obs. 4o), l'apparition d’une scarlatine maligne n’a pas modifié le chiffre de la glycémie. Il en est de même pour l'enfant T... (obs. 45, chez lequel survint une rougeole.
Chez nos petits malades dont la diphtérie a évolué
vers la guérison"(obs'2 3, 4, 9, 25, 26,,3r, 39, 42,
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43, 44, 46, 49, 50), nous notons les chiffres suivants : OSMTOMION DT LOUE OMIS 100,0 UT, Or MQ I OS PO ROM QUAI OT NIET. 0 SPA Oo eT:-00!
o gr. 67, o gr. 60, o gr. 65.
Soit, chez dix de nos petits malades, un taux de glycémie au-dessous de la normale, les quatre autres ont une glycémie comprise entre o gr. go et 1 gr.
Les trois enfants atteints de néphrite diphtérique (obs. 2, 3, 4), ont présenté les chiffres suivants : o gr. 78, I gr., Oo gr, 95.
Chez nos cinq paralysés (obs. 2, 9, 25, 31, 50), le taux de la glycémie était de o gr. 82, o gr. 79, 197. OS 0-2r: 90,1 gr 20,
Nous voyons donc que chez la plupart de nos enfants atteints de diphtérie maligne, le taux de la glycémie est inférieur à la normale, Au cours des paralysies généralisées tardives, la glycémie est parfois abaissée, mais l’est généralement assez peu et dans trois cas sur cinq reste normale. Les néphrites, de même que les affections intercurrentes ne semblent pas influer sur la glycémie.
Nous retrouvons dans les observations 57, 58, 59, 60, 6r, les cinq angines sévères au cours desquelles nous avons suivi les variations du sucre sanguin. Chez trois de ces enfants.(obs.58, 59, 60), la glycémie abaissée au début de la maladie 0.70, o gr. 70, o gr. 65 se releva progressivement pour atteindre la normale 10 à 15 jours environ après la phase aiguë de la maladie, Chez un de ces enfants (obs. 61), la
glycémie était élevée, atteignant 2 gr., l’enfant