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cxcmplo, l(; groupe du Li%re. au(|ucl j'apparlicns, aurait dciiiimdé un iioiiihro respectable de tonnes de pâtes à papier, <'lc.
Mais on a travaillé au petit bonheur, sans plan d'ensemble, sans avoir consulta*, avec précision, toute» les corporations, et l'on a abouti à ce résultat paradoxal que, aujourd'hui, il y a bcaucotjp de corporations pour lesquelles le paiement des réparations constitue une gêne considérable. Pourquoi ?
Parce (|uo \\)i\ a laissé l'industrie française s'organiser pour une grosse partie de la reconstruction des régions libérées, si bien que c'est la France elle-même qui fournit le travail, les produits, les marchandises, que l'Allemagne devrait fournir. Ce qui est absurde. Mais comme des entreprises se sont montées, ont engagé des capitaux, ont fait des installations pour ces fournitures, on ne peut plus les en priver sans les mettre en grande dilTicullé, ce qui serait non moins absurde. Plus celte organisation durera, se (iévoloppera, plus le problème des réparations deviendra dillicilc, cl il serait un jour insoluble.
La France a déjà avancé quelque chose comme 90 mil liards pour les réparations. Supposez qu'elle achève la reconstruction des régions dévastées par ses propres moyens. I/avancc sera alors double ou triple, ou quadruple, le chiffre ne fait rietj à l'alTaire. A ce moment-li!i, comment l'Allemagne pnurra-l-ellc nous payer .''
Uniquement eu produits industriels allemands ou en matières premières et produits industriels étrangers qui seront la contre-partie de ses exportations.
Dans les deux cas, les paiements ne pourront se faire qu'au prix du chômage d'une grosse partie de l'industrie française.
Il V a longtemps (jue les AlliMuamls oui vu l'cla : ils
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savent que pin» ils rcLirdcronl leurs paiemoriLH. plus la France aura do dilTicnltés à le» acccpler. et qu'il arriverait unjouroù la plus gr.mdc partie de l'industrie fran(;aisc serait mise en pvril par les paiements allemands, ce qui est paradoxal, mais vrai.
Tout retard dans les paicmenUs allemands est donc un d<5sastrc.
Si vous voulez, vous représenlcr comment l'on peut en arrivera cette situation paradfixalc. vetiillez suivre l'explication que voici :
Vous vous représenterez sans j)eine (pi'il est nvantn^eux pour la France d<* r<'«<'><iir ilf 1" \ll<in.iL'iii- d rtnirmes quantités de bois ;
Mais laissez les sinistrés dans l'attente des bois de cbarponlc ; laissez les roni|)ap!nes s'organiser en France pour les coupes, le travail, la fourniltire, etc.
Et quand l'Etat sera, deux ans trop tard, en situation d'obtenir de l'Allemagne les quantités de bois utiles, vous verrez arriver clicz le ministre des délégués du Bois qui lui diront :
— Impossible. Nercccvez pas le bois, sinon nous allons faire faillite. l'ailes entrer des poutrelles en fer, ou ce que vous voudrez, mais pas de bois.
Alors, le ministre décide de faire entrer des jwutrelles. des rails, des produits cliimiques. Mais il voit venir à lui des repré.sentants d«i Fer qui lui disent ;
— Impossible, etc. Même discours que ci-dessus, laissez traîner les cboses deux, trois, quatre, cinq ans
encore, et je me dematïdece q»ie l'on pourra bien faire venir d'.VlIcmagne sanssoii!<\«>r h^^ protestations de presque toute I industrie.
Esl-cc la faute des industriels P C'est la faute del'Ktal N'y a-t-'l pas de solutions ? Il yen a toujours quand C'ii a
aH l'état et I.* HRoin «;tiom
un |)<'u <ritiiaginalion et que, sachant ce que l'on veul, on passe à l'aolioD. Mais il faul agir vite.
Or, ou pous^e aclucllfiu^Mil à cerlaities actions rapides qui nous conduiraient à uu désastre. Ou parle duu rapprochement économique franco allemand, qui serait constitué d'accords particuliers, que l'industrie française ferait avec riiulustric alloniande. S'il v avait un |)lan politico-écononii(jue français général ; si. d'autre part, il n'y avait pas un Heicli pour exploiter la siluati(jn ; si enfin ces accords paiticnlicrs pouvaicril élre surveillés et liés entre eux par un Elal Irangais très fort, nous dirions ; oui, sans hésiter. Mais, dans l'état actuel, ces accords ne seraient rien d'autre que l'organisation du désastre.
Nécessairement, inévitablement, étant donné les dispositions prises par une partie de l'industrie française, ces accords particuliers seraient presque tous conclus dans le même sens : les corps travailleraienl à em|)ècher rentr(''e en France des produits qu'ils fabriquent, et ne faciliteraient quel'entréedes matières preniières qui leurservent. Comme, d'autre part, l'Allemagne est loin de pouvoir fournir une quantité de matières premières suffisante, elle ne les fournirait que par l'étranger, eu contre-partie d'exportations qui nuiraient à une industrie française. .Je j>ourrais fournir làdessus des exemples très caractéristiques; mais celanj'en- ^raînerait trop loin. 1) une manière générale. or> peut dire que tout accord privé d'un groupe économique français avec un groupe économique allemand serait fait au détriment d'un autre groupe français. Il n'en peut être autrement. Ce serait rapidement la confusion la plus grande et. iinalement. l'arrêt des paiements allemands, qui deviendraient pratiquement impossibles. Je conclus : en l'absence
a) D'une liaison élroile di- Ilil.it a\ec les groupemiMils économiques ;