INTRODUCTION LXV
avec Vimperium romaio, et Ton en fit un pouvoir dominateur absolu, supérieur à tout (1). Sans doute il y eut des révoltes ; et de bons esprits dénoncèrent le péril. Mais l'humanité était tellement lasse des agitations du passé, et la notion de l'Etat moderne, à mesure qu'elle se dégageait, parut si reposante et si belle à nos ancêtres, en regard des abus du régime contractuel^ qu'ils sacrifièrent tout à la réalisation du nouvel idéal. Ils condamnèrent les intérêts collectifs, ils oublièrent jusqu'à la garantie des droits individuels, et se jetèrent dans le^ bras du pouvoir absolu.
Conclitsion.
Serions-nous condamnés à remonter ce lent calvaire.?0ui,
si Ton s'en tenait aux affirmations des hommes, qui, se croyant de bonne foi des novateurs c avancés », nous
ramènent en réalité, avec les horizons du syndicalisnie, à
mille ans en arrière, et à un renouveau du régime médiéval
des contrats.
Mais sans doute ces hommes, mieux éclairés, proclameront-* ils que telles ne sont pas leurs intentions, et modifieront-ils leur programme. En tout cas, l'on devrait compter, pour s'opposer à leur doctrine actuelle et à sa réalisation, sur le concours de deux forces maîtresses : celle du public d'abord, celle ensuite des fonctionnaires.
Le public ne partage pas la belle indifférence des intellec-
qu*il a pris le caractère de domination absolue vis-à-vis des sujets : cf. Miécislas Baumgart, Les pouvoirs de l'empereur d'après la constitution russe {Rev, de droit pvhlk, mars 1913, pp. 9 et 37). (1) Cf. suprà, p. XVII.
Lefas. ^ ♦♦♦♦*