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Contrat social, liv. IV, ch. vili

ET LA LIBEIITÉ MODÉUNE. 111

rité. 'La conscience est affranchie, l’individu existe.

‘Est-ce simplemeüt le culte qui est émancipé; ce serait déjà une révolution; mais les paroles du Christ ont une tout autre portée. Le culte ancien n’est qu’une vaint, cérémonie, le culte chrétien au contraire comprend une morale qui embrasse 'toute la vie; saint Paul nous explique ra pensée du 'Christ '.

« Acquiltez-vOus envers tous de tout ce que vous leur devez, ne demeurant redevables que de l’amour « qu’on se doit les uns aux autres; car celui qui aime le prochain accomplit la loi. »

« Ces commandements de Dieu : Vous ne commettrez point d’adultère; vous ne tuerez point; vous ne déroberez point; vous ne porterez point de faux témoignage; vous ne désirerez point le bien d’autrui.... sont compris en abrégé dans cette parole : Vous aimerez le prochain comme vous-même L’àmoür est l’accom-

plissement de la loi. »

Au lendemain de l’Évangile, il y a donc en présence deux conceptions politiques; d’un côté l’ancienne théorie qui prend la souveraineté pour la liberté; dans ce système l’État est un, la Cité tout, le citoyen roi, et -rhomitie rien. De l’autre côté est l’idée nouvelle qui donne le premier rang à la conscience ou à l’individu, le système qui réduit le rôle de l’État à une mission de justice et de paix, et qui lait de la souveraineté politique 4a garantie des droits individuels. Dans la théorie païenne la souveraineté est absolue, rien ne la limite-

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