‹ L'État et ses limitesChapitre 57 sur 59 · Barbé-Marbois, p · texte numérisé non relu

Barbé-Marbois, p

3. Thiers, Histoire du Consulat, t. III, liv. xvi, p. 320-322.

main , et Ljviagetoa > eiqpcinuuit la satisfactioD de tous , dit : • Nous « avons longtemps véeu , et voilà la pins belle oeuvre ite toute notre •c vie. Le traité que nous venons de signer, également avantageux aux « deux contractants , changera de vastes solitudes en des pays floris- « sonts. C’t*t d’aujourd’kui qut les États-Unis sont au nombre des « puitsanaes de premier rang; toute influence exotusive sur les affaires U de l’Amérique échappe sans retour aux Anglais.

« Ainsi va cesser une des principales causes des rivalités et des haines « européennes. Cependant si les guerres sont inévitables, la France U aura un jour dans le nouveau monde un ami naturel, croissant en « Force d’année en année , et qui ne peut manquer de devenir puis- « sant et respecté sur toutes les mers du monde. C’est par les Éiai^ s Unis que seront établis les droits maritimes de tous les peuples de la • terre, aujourd’hui usurpés par un seul. C’est ainsi que ces traités U deviendront comme une garantie de la paix et du bon accord entre « les ÉJals copimerçMts *. »

Les Anglais, que leur intérêt ne rendait pas moins clairvoyants que les Américains, sentirent le coup fatal qye cette cession leur portait. En 1801), nous voyons le gouverneur du Canada favoriser des intrigues qui ont pour objet de diviser les États-Unis, et de séparer le Nord et le Sud. La politique anglaise nous est connue par une lettre du principal meneur de l’intrigue , homme fort habile, qui voulait, il y a plus de oinquante ans, faire l’œuvre que le Sud accomplit si patriotiquement aujourd’hui.

« U faut hâter une autre révolution eux ÉtaU-Unls; il faut reu- « verser la seule république dont l’existence prouverait qu'un gouvor U nement, fondé sur l’égalité politique, pourra, au milieu des tu- « multes et des dissensions , assurer le bonheur des peuples, et sera « en état de repousser les entreprises étrangères. L’objet de la U Grande-Bretagne doit donc être de fomenter les divisions entre te « Nord et le Sud, et d’éieiitdre les restes d'affection que lu Français « ont inspirée à ces peuples. Alors rien ne l'empêchera de poursuivre « su duseint en Europe, sans s'inquiéter du rusentiment des démo- « cratu américains^ Sa supériorité à la mer la mettra en état de dicter

1. L’autre ministre américain était M. Monroe, qui plus tard fut président des États-Unis.

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