onlcj;iiiicu, Noies sui- l'ÀHÿleterre
L’ÉTAÏ BT SES LIMITES.
gouvernement. Il y a, dans ï Esprit des lois, plus d’uii chapitre qui n’a pas moins d’importance que celui de la Constitution d’ Angleterre ; mais ce dernier, bientôt développé et systématisé par Delolme, fît une fortune singulière ; plus d’une fois il a exercé une influence visible sur notre destinée politique. Cette influence a eu peut-être quelques inconvénients ; je me hâte de dire que ce n’est pas la faute de Montesquieu.
Quand on étudie Y Esprit des lois, on voit que l’auteur envisage la politique comme un problème des plus complexes, et qu’il en recherche successivement toutes les données. « Les lois, dit-il *, doivent être relatives au physique du pays, au climat..., à la qualité du terrain, à sa situation, à sa grandeur, au genre de vie des peuples ; elles doivent se rapporter au degré de liberté que la constitution peut souffrir, à la religion des habitants, à leurs inclinations, à leurs richesses, à leur nombre, à leur commerce, à leurs mœurs, à leurs manières. Enfin, elles ont des rapports entre elles ; elles en ont avec leur origine, avec l’objet du législateur, avec l’ordre des choses sur lesquelles elles sont établies. C’est sous toutes ces vues qu’il faut les considérer. C’est ce que j’entreprends de faire dans cet ouvrage. J’examinerai tous ces rapports ; ils forment tous ensemble ce que l’on appelle l’EsPRlï DES LOIS. »
Rien de plus clair que cette déclaration ; mais les contemporains de Montesquieu n’ont pas eu l’intelligence aussi large. Éblouis par l’aspect extérieur de la