l'étranger
n'est imposée aux maîtres : Tautorité publique n'intervient qu'à titre répressif, s'il y a lieu. Seules, les écoles de grammaire étaient soumises à un contrôle, d'ailleurs fort limité, de la part des commissaires de charité (Chariiy Commissioners), et les écoles techniques étaient depuis longtemps spécialement placées sous le contrôle des conseils de comté.
En ce qui concerne l'enseignement secondaire proprement dit, l'Etat tend déplus en plus à se départir de son abstention systématique. Dès 1869, une commission instituée par la reine avait procédé à une enquête sur le montant et l'emploi des fondations appartenant aux « écoles dotées » fendowed schools) de l'Angleterre et du pays de Galles. Elle avait été chargée d'en préparer une affectation nouvelle et, sur sa proposition, le Parlement avait sanctionné des projets de réforme réorganisant 216 fondations sur i 200.
Plus récemment, une loi du 9 août 1899 a institué un (( Conseil ou Bureau d'Education » (Education Board) qui réunit les pouvoirs de l'ancien a Département de l'Education », de celui des « Sciences et Arts » et des « Charity Cornmissionners y> en matière d'enseignement soit primaire, soit secondaire. Un des articles de cette loi introduit, de plus, le principe de l'inspection des établissements d'instruction secondaire, mais sous une forme des plus modestes : cette inspection est facultative, elle ne s'exerce que sur les écoles secondaires qui la demandent, et elle est confiée à des délégués du Bureau d'Education.
Enfin, comme on l'a vu plus haut, la nouvelle loi du 18 décembre 1902 n'est pas exclusivement une loi d'enseignement primaire. Elle renferme, en outre, diverses dispositions concernant l'enseignement plus élevé que l'instruction élémentaire (higher éducation), c'est-à-dire les écoles techniques, les écoles du soir, les écoles normales primaires, les écoles secondaires proprement dites, enfin celles qui instruisent des élèves âgés de seize ans.
Ainsi que le dit en termes exprès l'article 2 de la loi, (( l'autorité locale d'éducation aura à considérer les besoins