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LA POLITIQUE DES REMBOURSEMENTS A LA BANQUE EST UNE NÉCESSITÉ ABSOLUE

Je conclus : il est absolument nécessaire de continuer les remboursements de l'État à la Banque.

Dans l'impossibilité où nous sommes actuellement d'obtenir la stabilisation du franc par une dévaluation ou par la création d'une nouvelle monnaie stable, le seul moyen que nous possédions de maintenir au franc sa valeur, c'est de travailler à l'améliorer.

Un arrêt prolongé des remboursements de l'État serait un désastre. Il ferait douter de la volonté de libération de l'État à l'égard de la Banque, et le franc, qui ne se tientau niveau où il est que par la confiance que l'on a dans l'État français, le franc tomberait nécessairement. Une politique de déflation lente mais continue est actuellement le seul moyen d'empêcher la dépréciation du franc.

Il faut ajouter que, après l'expérience de cette année, qui a montré comment l'avance et le recul des avances de la Banque à l'État déclenchent les sautes des changes, 1l est absolument nécessaire de demander au gouvernement français de renoncer à ce jeu. Son compte d'avances ne doit bouger que pour baisser ; ce compte ne doit pas être un compte courant où l'État effectue successivement des versements et des retraits.

En d’autres termes, par la politique des remboursements à Ja Banque, il faut ramener progressivement le franc à son

caractère exclusivement monétaire, en le rendant indépendant de la situation financière de l'État et, particulièrement, de la situation du Trésor. L'État est le maître de cette politique. Il est donc entièrement responsable de la situation monétaire. Quand les changes sautent, c'est à lui que l’on doit s'adresser pour obtenir un redressement.

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