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CHAPITRE VII

BERCOURSDER 1027 CONTRE LES REMBOURSEMENTS DE L'ÉTAT À LA BANQUE DE FRANCE

26 décembre 1922.

Coup d'État et coup de Bourse. — Une nouvelle offensive contre la France. — Les organisateurs de la catastrophe financière. — Avis à la Commission des Finances.

NOUVELLE INTRIGUE INFLATIONNISTE

OUS devons consacrer une étude spéciale à la ques-

N tion des remboursements de l'État à la Banque de

France. La chose en vaut la peine. C'est aujourd'hui

que l'on prépare à la Commission des finances un coup

d'État qui pourrait prendre le caractère d'un coup de Bourse. Il s’agit de l'éviter.

Voici les faits :

19 On sait que l'État avait emprunté à la Banque de France 27 milliards de francs. C'est cette somme qui constitue proprement l'inflation, ou en d'autres termes la forme moderne de l'altération de la monnaie ;

29 En 1920, M. François-Marsal arrêta cette fabrication de fausse monnaie, et signa avec la Banque une convention aux termes de laquelle l'État s'engageait à rembourser 2 milliards par an à la Banque, ce qui assure le retour du franc au pair en treize années ;

30 C’est grâce à cette mesure que le franc a remonté audessus de sa valeur intrinsèque présente (voir notre étude publiée dans le présent ouvrage, pages 238 et suivantes) ; <P € est également grâce à cette mesure que les manœuvres intérieures et extérieures contre notre monnaie Ont été arrêtées. L'État français ayant effectivement remboursé 2 milliards en 1921, sa capacité de remboursement à fixé entre les mains des porteurs de francs les milliards qu'ils possèdent et qui constituent une masse énorme de spéculetion, très dangereuse dès que la situation du franc est ébran” lée par la conduite de l'État ;

; 0 Ces mesures d'assainissement excellentes n€ font pa l'affaire des inflationnistes et de certains cambistes P our l'avarie continue: de la monnaie est une sourC® © Dons renouvelés. Ces messieurs font campagne depuis contre la convention de 1920, qu'ils veulent faire annuler: sachant bien quelles seraient les conséquences À tion ; 6° On a profité des embarras de la TPEo ne CE, pour obtenir de la Commission des finances Ja lim un un milliard du remboursement de l'État à la ue Île ne 1923. La mesure est-elle justifiée? Nous penson® peut

ie guère et que l'on aurait pu l'éviter. eption admettre à la rigueur, à condition qu'elle so! Ne nelle ;

veut que

70 ’ . Lai ce c'est ici que la manœuvre se précise L exception” ss imitation à un milliard par an n€ soit pa° nelle.

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