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L'IMPORTANCE DE LA MALADIE

OUT le monde le sait, car, Dieu merci, nous ne sommes ale plus seuls à dire au public la vérité sur nos finances, tout le monde le sait : nous avons une grave maladie financière, et il nous faudra beaucoup d'énergie pour guérir. Tout le monde sait également que nous avons un ministre des Finances qui, pour sortir de la difficulté, cherche les moyens de nous donner la fièvre, par l'inflation, afin de nous faire vivre dans un délire où notre esprit serait repu d'illusions. C’est sérieux, et il nous faut veiller. Le ministère des Finances a donné un communiqué rassurant sur le sens duquel il ne faut pas se tromper : la difficulté demeure entière et, parce qu'elle demeure, nous sommes menacés d'inflation presque chaque semaine.

Avant de fournir ici des explications à donner la chair de poule, je voudrais dire mon sentiment sur les maladies financières.

Les maladies financières ne sont pas des maladies sérieuses

et qui doivent donner de grosses inquiétudes. [] en est pour

l'État comme pour les particuliers qui afhrment, pour leur usage, que plaie d'argent n'est pas mortelle. Mais ceci n'est vrai que pour les individus sains, bien constitués et qui sr vent se conduire. Un homme malade, s'il souffre en outre d’une plaie d'argent, verra sa guérison compromise ou sa fn hâtée. Ainsi de l'État. Un État fort surmonte toutes les crises financières, y compris les faillites, les banqueroutes. Un gouvernement faible succombe dans une crise financière qui ferait sourire un État dictatorial.

C'est en ceci que notre maladie actuelle est grave : c'est

parce que nous avons un État fort peu solide. La crise finan-

cière peut l'abattre.

En résumé, la maladie

tique. Mais l'État peut chancele de le défendre laisse se développer la maladie. Il nous faut

lutter contre la maladie pour sauver l'Etat.

Je signale tout de suite qui dans les conditions où nous sommes;

sans réformer l'État. Ce n est pas une rai essayer, pour ne point tenter d'arrêter le développement du ,

mal. Il faut surtout que nous luttions pour empêcher le goummuniquer sa maladie à la nation.

c'est ce qui doit nous donner une

soient nos difficultés finannt être les crises que envisager l'avenit

financière est surtout un mal polir si le gouvernement chargé

| est prodigieusement difhcile, d'annuler la maladie e raison pour ne pas

vernement de co La nation est saine :

absolue confiance. Quelles que

: 2 uisse cières présentes, AUS5 dures que P nous pouvons

ns à traverser» 1 Me conne En mal

d calme serons l'État et nous rendrons la santé

nous auro avec le plus gran financier, nous redres

au pays-

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