DRE
en plusieurs années ; sachant’ que le franc varie, dans les deux sens, vous voulez garantir votre prêteur contre une baisse ‘éventuelle, et vous vous garantissez en même temps contre la hausse. Vous ne voulez pas rendre moins ; vous ne tenez pas à rendre plus. Vous avez un moyen : dans le contrat, vous vous référez au dollar, à un poids d'or, au franc-or, bref à une monnaie de compte idéale, et à l'échéance, vous vous acquittez en francs- -papier au cours du Jour.
Ceci est conforme à l'honnêteté, et au droit. C'est précisément ce que M. de Lasteyrie veut vous interdire. Il veut que si vous empruntez aujourd'hui 100.000 francs, qui représentent 10.000 déjeuners à 10 francs, vous ne remboursiez dans un ou deux ans que le prix d’un petit pain si, la désastreuse politique financière de M. de Lasteyrie n'étant pas arrêtée à temps, nous sommes jetés dans le désordre monétaire qu'ont connu l'Autriche et l'Allemagne.
C'est monstrueux, absurde, stupide, et tout ce que vous voudrez. Mais c'est ainsi. C'est à produire des folies de ce genre que travaille le cerveau du ministre des Finances, au lieu de chercher les moyens de sortir de la crise financière actuelle.