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CHAPITRE XVII

9 mars 1924.

dernières semaines contre l’effort d'assainissement

monétaire auquel nous avons l'honneur de participer depuis quatre ans, avec des hommes comme MM. Jacques Arthuys, Georges Bonnet, Emile Delavelle, Max Leclerc, Eugène Mathon, qui, de concert ou séparément, ont construit (ou retrouvé) la doctrine du franc-or.

La Journée industrielle et ses sous-produits, le Journal de la Bourse et de la Banque et l'Opinion, ont pris violemment parti contre le franc-or. Le Bulletin de la Société d'Étudeset d'Informations économiques a donné une approbation sans réserves à la Journée. Dimanche dernier, l'Eclair paraissait s'associer à cette campagne, mais, le lundi et le mardi suivants, il procédait lui-même à la critique de la thèse exposée la veille et se ralliait sinon au franc-or, du moins à l'idée d'une monnaie stable, avec des arguments d'ailleurs très différents des nôtres. Quelques journaux de Paris et de province ont adopté la thèse de l'Eclair. Pour le moment, la troupe d'attaque contre le franc-or paraît ne comprendre que les effectifs de la rue Geoffroy-Marie et de la Société d'Etudes et d'Informations économiques.

Le résultat de cette offensive provoquée est d'ailleurs exactement contraire à celui que les initiateurs avaient prévu:

| le étrange campagne a été engagée au cours de ces

les réactions des producteurs ont été très vives ; la question du franc-or est entrée dans l'actualité ; de nombreux groupes qui, jusqu'ici, n'avaient pas pris parti, ont adopté lés thèses des partisans du franc-or : mercredi dernier, le signataire de cette chronique était prié d'exposer la doctrine et la pratique du franc-or devant les représentants de quatre grandes corporations ; de nombreuses adhésions de personnalités et de groupements sont arrivées à la ligue du franc-or. Bref, le premier résultat de l'attaque est un gain sérieux pour les partisans du franc-or.

Le premier travail à faire est de déblayer le terrain des obstacles disposés par le ministère des Finances. Tous les arguments que nous avons trouvés dans la presse sont en effet ceux du ministère des Finances, que nous connaissions bien, mais qui n'avaient pas été rendus publics.

Les objections faites par le ministère des Finances sont surtout d'ordre pratique. Mais les objections présentées ne résistent pas à l'examen, comme on le verra tout à l'heure. Et, comme l'on suppose que le ministère des Finances pense mieux qu'il ne le montre, on est en droit de supposer que sa grande objection au franc-or est qu'il constitue un des plus sérieux obstacles à une inflation que quelques personnages puissants ne cessent de désirer. Mais n'anticipons pas et examinons les objections du ministère ; les voici :

Le franc-or est illégal ;

Son application entraîne la reconnaissance officielle de ia dépréciation de notre monnaie ;

Elle aurait pour conséquences :

Une très sensible augmentation des prix ;

La ruine des rentiers ;

Un déchaînement de la spéculation ;

L'inflation le désordre budgétaire et la faillite de l'État.

Et voici nos réponses :

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