UNE CURIEUSE FIGURE DE LA FINANCE INTERNATIONALE
Si vous ne le savez pas encore, sachez que la Banque de Paris et des Pays-Bas est une des plus puissantes, sinon la plus puissante banque d'affaires de ce pays ;
qu elle est le type même de la banque internationale :
quelle contrôle beaucoup plus de cinquante milliards industriels ; qu'elle est elle-même contrôlée par un conseil d'administration où siègent des personnalités fort honorables, mais sans grand pouvoir sur la marche des affaires ;
que le véritable pouvoir, presque absolu, y est entre les mains de son directeur, M. Horace Finaly, qui est d'Israël, et qui nous est venu de Budapest, après un arrêt à Florence, et de son adjoint, M. Rein, qui vient lui aussi d'Israël ;
que M. Horace Finaly a successivement conquis, par les moyens que je vous indiquais tout à l'heure, les plus grosses entreprises françaises, dont la seule énumération exigerait une colonne de journal ;
que les ambitions de M. Finaly paraissent hors de toute mesure ; que M. Finaly n'hésite pas à faire mouvoir, contre les entreprises qu'il veut conquérir, des révolutionnaires authentiques, ce que j'ai vu, de mes yeux vu, lorsquil a voulu mettre la main sur la papeterie française, añin de tenir la presse et l'édition françaises à sa merci, pour son compte ou, disait-on, pour le compte du capitalisme américain ;
que M. Horace Finaly est l'inspirateur de campagnes contre l'industrie française qui ont été exécutées par un de ses agents, dont je n'imprimerai pas le nom ici ; campagnes
qui tendaient à faire transformer en sociétés anonymes de grandes entreprises industrielles qui demeurent personnelles ou familiales ;
que M. Horace Finaly est, depuis 1920, l'inspirateur des campagnes de presse tendant à la reconnaissance des Soviets; que, à la veille de la bataille de Varsovie, que la finance internationale croyait devoir être l'effondrement de la Pologne, un de ses agents publia la plus scandaleuse apologie de Krassine, le plus mensonger tableau de la vie économique soviétique qui aient jamais été publiés dans la presse française :
que M. Horace Finaly a mis la main, directement ou indirectement, sur les principaux moyens de faire pression matérielle, sans bourse délier, sur l'opimon publique ;
que M. Horace Finaly, après avoir fait commettre à ce pauvre M. de Lasteyrie les pires sottises, grâce à ses complicités au ministère des Finances, a été le grand organisateur de la campagne du Bloc des Gauches ; qu'il a été l'auteur direct de la chute de Millerand ; qu'après avoir soutenu Poincaré comme la corde soutient le pendu, il a soutenu les radicaux de la même manière ; qu'il est actuellement l'inspirateur financier des socialistes : qu'il règne complètement Sur les bureaux du ministère des Finances ; qu'il est, au témoignage de ceux qui vivent dans l'entourage d'Herriot, le vrai et le seul maître de la politique française ;
que M. Horace Finaly est, de tous les financiers, celui qui a travaillé avec le plus d'âpreté à maintenir la France dans l'état d'anarchie monétaire où elle se trouve, parce que cette anarcme permet de formidables rafles sur l'épargne et le capital français :
que M. Horace Fmaly vient d'obtenir, pour la Banque de Paris, le privilège d'émission à Madagascar, au détriment
es autres demandeurs dont les offres ont été repoussées sans examen, ce qui est un scandale ajouté à tous les autres ;
que M. Horace Finaly, après avoir organisé le contrôle de la Banque de Paris sur une énorme partie de l'industrie française, a entrepris de mettre la main sur l'organisme régulateur de toute l'économie française, la Banque de France elle-même.
Et nous pourrions continuer ainsi sur deux ou trois pages. Ce que nous avons dit sufht sans doute pour se faire une idée de cette curieuse figure du capitalisme international, de cette grande puissance ploutocratique devant laquelle les communistes se trouvent sans Voix.
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