‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 228 sur 309 · PROS · texte numérisé non relu

PROS

Rien n'est plus troublant que la discrétion des commumistes à l'égard de M. Horace Finaly. Rien n'est plus trouble

2e mm

que l’action de M. Horace Finaly dans les circonstances où nous sommes.

Quand on a vu M. Herriot laisser grandir une agitation communiste dont l'objectif était ouvertement révolutionnaire : quand on sait que M. Herriot ne fait rien qui ne soit conforme aux désirs, aux volontés de M. Horace Finaly ; quand on a vu les communistes rentrer sous leur tente en se déclarant innocents ; quand on sait que le nouveau mot d'ordre, {tous contre le péril fasciste , est venu des Journaux qui expriment les désirs et les volontés de M. Horace Finaly ; quand on se rappelle quels concours M. Finaly se vante d’avoir donnés, depuis 1920, à quelques organes apparemment patriotes, pour les neutraliser, aux-organes TÉVOlutionnaires, pour les faire grandir, on est obligé de se dire :

De deux choses l'une :

Ou les révolutionnaires se laissent manœuvrer par la fnance internationale, ce qui n'est pas nouveau ;

Ou la finance internationale appuie l'entreprise révolutionnaire contre la France, ce qui ne serait pas nouveau non plus.

Ïl vous répugne d'imaginer un grand financier collaborant à une entreprise bolcheviste? Voulez-vous vous rappeler que Krassine faisait assez bonne figure dans les conseils

d'administration avant la révolution russe?

hypothèse : la finance internationale

Il y a une troisième Jus fin, s'utilisant

et la révolution internationale, jouant au P APE nee 5 mais finissant par se tenir l'une l'autre dans

l’une l’autre, et mettant le feu au pays par le

une inavouable complicité, jeu des forces qu'elles déchaïnent.

Quoi qu'il arrive, les patriotes français connaîtront un des principaux artisans des troubles qu'ils subissent, et ils jugeront avec nous qu'il est intolérable que le premier ministre

français ne soit que l'homme de paille d’un financier inter-

national.

4 janvier 1925.

L'AFFAIRE FINALY

M. Hyacinthe Philouze a donné àl'Êre nouvelle uneréponse à notre article concernant M. Finaly. Une réponse? C'est beaucoup dire. M. Philouze se contente de nier simplement l'accusation générale que nous avons portée contre le directeur de la Banque de Paris ; il affirme et croit démontrer que M. Finaly s'est conduit en bon patriote, m'envoie demander un témoignage à ( mon ami M. de Lasteyrie » (1), ne fait aucune allusion à tous les faits que j ai cités touchant le rôle politico-économique de M. Finaly, et répond surtout aux quelques lignes visant la Banque d'émission de Madagascar.

à M. Philouze jette feu et flamme : ( C'est ici au’apparaissent, dit-1l, les véritables raisons de cette campagne de mauvaise foi... Nous savons qui l'inspire.. Nous savons quels hommes sont derrière. Maissnous nelles nommons pas, Parce quil nous répugne d'employer dans ces colonnes les bas procédés de polémiques personnelles. Mais, si l'on Persiste, nous mettrons les points sur les 4 ; »... »

Que M. Philouze mette donc ces points sur les « i ». Nous 1€ ManQuerons pas de travailler nous-mêmes à cette ponctuation.

Mais nous ne laisserons pas rétrécir le débat à la Banque de Madagascar, d'intérêt très secondaire dans toute cette aflaire. Elle paraît intéresser énormément M. Philouze. Elle nous intéresse beaucoup moins. La question est de savoir S? out ou non, M. Finaly emploie ses amitiés politiques à faire de grandes rafles financières : si, oui ou non, il est le grand patron du Cartel des Gauches ; s'il est l'introducteur

des socialistes dans les affaires publiques ; s'il manœuvre les communistes ou s'il leur ouvre les voies ; si, enfin, il est tolérable qu'un grand financier soit le maître de la politique française. Nous continuerons cet examen des relations de la finance et de la politique. |

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