‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 232 sur 309 · LES RESPONSABLES · texte numérisé non relu

LES RESPONSABLES

. . . ! ee Mais il se peut que la France reçoive un choc assez sérieux

le jour où la vérité totale lui apparaîtra, et où les conséquences de la politique d'expédients du gouvernement se manifesteront brusquement. On en prendra son parti très vite. Les sacrifices d'argent sont très légers à un peuple qui a le goût du travail et qui a confiance en lui-même. La France d'avantguerre aurait été disloquée par un coup de ce 8enré a France d’après-guerre, la France des combattants, Y retrouvera son équilibre. Il ne lui en coûtera guère de faire une éetion dette de Mencheos Mbe A er pionPe qu'elle tiendra à établir les responsabilités. Nous Jui donnons dès aujourd'hui quelques indications.

Les gens du Cartel disent qu'ils sont sans res dans la situation financière. Ils rejettent toute resPOns sur le ministère Poincaré. [ls mentent.

Les premiers responsables sont les membres de la Chambre de 1914, qui, de 1914 à 1919, ont suivi la plus léche es politiques financières, qui n'ont pas osé demander à l'impôt la participation des civils à la guerre, qui ont eu Ja lâcheté, par leur politique d'emprunts continus, de faire croire 4% pays qu'il s'enrichissait pendant la guerre ;

À leur suite, les gens du Bloc national, qui n

ponsabilité abilité

'ont pas eu le

courage, en quatre années, de publier la vérité, ni d'appliquer les seules solutions possibles, par crainte de l'impopulanité, et par pauvreté intellectuelle ;

À leur suite, les gens du Cartel qui, connaissant la situation, se taisent comme les précédents et ne se préoccupent que de faire les affaires de leur parti ;

Ensemble, gens du Bloc et gens du Cartel, qui ont fait la mauvaise paix et qui ont mis à la charge de la France la réparation de ses ruines ;

Et, d’un seul mot, le responsable, c'est le Parlement, c'est le hideux parlementarisme, qui, depuis 1918, a fourni les dernières preuves de son impuissance totale.

Voilà une vérité qui commence à se répandre dans le pays. Le jour où le mal financier la fera crier sur les places publiques, ce jour-là commencera un dialogue bien intéressant entre l'embusqué et le combattant.

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