CONTRE L'ASSERVISSEMENT
Il y a bien quelques autres moyens. Mais ce sont ceux auxquels pense le fils de famille imprévoyant, et qui vend ses meubles, puis ses tableaux de famille, puis son honneur.
On murmure, on fait plus que murmurer, que l'on trouvera de l'argent en Amérique. Oui, mais à quel prix? et pour combien de temps?
Les uns veulent vendre une colonie ou deux, et c'est la
désagrégation du patrimoine national.
D'autres voudraient nous transformer en pays contrôlé.
On murmure, on fait plus que murmurer que les chemins de fer français seraient acceptés comme gage d'un emprunt en Amérique. C'est la vente de la France elle-même, par petits morceaux, à la ploutocratie étrangère. Et ensuite viendraient les douanes, ou les postes. Nous tomberions au rang de nation asservie.
Cela peut se murmurer dans les couloirs de la Chambre, dans les bureaux ministériels. Osera-t-on proposer cela publiquement? Il y a dans ce pays-ci un certain nombre de combattants, de tous partis, qui ne toléreront pas d'être livrés à la ploutocratie américaine. Nous ne nous sommes pas libérés du sabre allemand pour être asservis par le Rot Dollar.
IT