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MOYENS DE DÉFENSE

Donc, le grand mal, c'est l'instabilité monétaire. Répétons encore que l'on peut très bien travailler avec une monnaie dépréciée, à condition qu'elle soit stable. L'instabilité favorise tous les forbans de la finance, et nous livre à l'étranger.

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Faut-il dire que l'Allemand, lui, a parfaitement vu le coup, et que, pour y parer, 1] a inventé les prix extérieurs, variables, qui le mettent à l'abri et de la dépréciation de sa monnaie et de son instabilité. Le mark baisse-t-1l? L'Allemand hausse ses prix extérieurs. Le système n'est pas parfait. Mais il rend tout de même de grands services aux Allemagnes.

En France, rien n'a été fait. Nous avons entendu dire, mas entendu dire seulement, que M. François-Marsal avait déclaré, au début de 1920, à un banquet où ses anciens condisciples l'avaient invité, qu'il fallait vendre à l'étranger en francs-or. Parbleu ! c'était, au moins devant l'étranger, la meilleure des solutions, grâce à laquelle.nous étions mis à l'abri detoutes les fluctuations du change. Pourquoi n’a-t-on pas continué dans cette direction? Mystère. Il a été question, pendant une semaine, de faire payer les droits de douane en francs-or : c'était un cheminement vers la solution la plus sûre. L'affaire a été abandonnée. Raisons? Mystère. À la Conférence de Bruxelles, M. Delacroix, le premier ministre belge, a proposé la création d'un Institut international d'émission permettant les règlements internationaux avec des bons-or, C'était encore une heureuse solution, qui aurait retenti rapidement à l'intérieur des États souffrant de l'inflation, car, entre producteurs d'un même pays, les prix auraient pu s'établir sur la base des bonsor internationaux, qui seraient devenus monnaie de compte, et auraient permis ainsi la déflation fiduciaire. La Conférence a écarté le projet Delacroix, comme elle a écarté les projets espagnol et hollandais qui tendaient au même but. Raisons? Très vagues. On suppose que, dans les couloirs de la Conférence, s'est exercée l'action des requins internationaux pour qui l'eau trouble du flot monétaire est pleine de bonnes choses à avaler.

L'auteur de cet ouvrage est allé voir une des personnes les

plus qualifiées pour juger et trancher dans ces questions. À la suite d'un long entretien, l'on a été d'accord pour définir la situation sensiblement comme il est dit ci-dessus. Et l’on fut également d'accord pour reconnaître que, si l’on ne déclare pas nettement le caractère de la situation monétaire, on ne sortira des difficultés qu'au bout d'une longue période, pleine d'à-coups, de secousses économiques et sociales, engendrées par l'instabilité des prix, les baisses brusques engendrant des failites. Ainsi, ce serait cinq ans, dix ans de troubles économiques et financiers. Pourquoi, disions-nous devant cette constatation, pourquoi ne pas hâter cette liquidation, pourquoi ne pas l’organiser pour la réaliser, sinon d'un seul coup, au moins en plusieurs paliers préparés à l'avance? On leva les bras au ciel. Ce n'est pas une réponse ; il est vrai que notre interlocuteur, s’il est en mesure de donner des conseils, n'a pas le pouvoir de décider.

Car, toute la question est là : 1l s'agit de savoir si nous attendrons que la « force des choses » ait remis tout en ordre, en cinq ans ou dix ans, ou si nous substituerons à l'aveugle force des choses l'action de l'intelligence et de la volonté, qui abrégeront nos difficultés, et qui nous défendront aussi bien dans la période de descente que dans la période de remontée. Car nous avons à nous défendre dans l’une comme dans l’autre. Si nous ne réglons pas le cours des choses, nous serons victimes dans la période d'assainissement comme nous l'avons été dans la période de dépréciation. Raisonnons.

Actuellement, un nombre considérable de Français sont débiteurs, à l'égard des banques françaises ou étrangères, de sommes considérables. Supposons que le montant total des découverts, ou des crédits à long terme, soit de 15 milliards. Au cours actuel du franc-or, les Français doivent ainsi 5 milliards-or aux banques. Mais leurs dettes sont inscrites à leur débit en francs de papier, en francs d'aujourd'hui.

S'agit-il de francs de papier ou de francs-or? les comptabilités ne le disent pas. Voilà la source de nouveaux maux pendant la remontée du franc.

En effet, si la baisse des prix se produit, la remontée du franc suivra. Menons-la d'un seul coup à sa limite : il viendra un jour où le franc sera revenu au pair de l'or. Toutes vos dettes, producteurs, avec quoi devrez-vous les payer? Avec des francs redevenus sains, des francs-or. Mais, vos prix de vente ayant alors baissé des deux tiers, avec quoi paierezvous les 5 milliards que vous devez aujourd'hui? Si la remontée du franc se fait brusquement, vous serez hors d'état de payer, vous ferez faillite, et les banques avec vous (ce qui, après tout, serait votre consolation). Si la remontée du franc porte sur une longue période, vous païerez intégralement, producteurs, mais au lieu de payer les 5 milhards-or que vous devez aujourd'hui, vous en paierez SEPT, HUIT, DIX ou DOUZE, selon le moment où vous vous hbérerez. Les banques réaliseront encore des bénéfices formidables, car, usant de la fiction où nous met le cours forcé aujourd'hui, elles vous réclameront la libération de vos dettes en francs, que ces francs soient à 0 fr. 30, à O fr. 50, à O fr. 75, ou au pair de l'or.

Moyens de défense? Il n'y en a guère qu'un, qui est de trouver un système de comptabilité qui permette aux Français de chiffrer leurs opérations à terme, et surtout à long

terme (en particulier, les constitutions de capitaux investis dans les entreprises),non plus en francs de papier instables, mais en francs-or, ou en unités monétaires idéales, mais stables. Ainsi,si vous contractez aujourd'hui un emprunt de 3 millions, il sera chiffré | million-or. Quand vous rembourserez, si le franc est au pair, vous n'aurez qu'un million à rembourser, et vous le trouverez dans vos caisses. Si le franc s'est déprécié, vous aurez 4 millions à rembourser, et vous

les trouverez aussi dans vos caisses, car le prix de vos produits se sera élevé proportionnellement à la nouvelle dépréciation.

C'est à l'égard de l'étranger qu'il convient de prendre les premières mesures. Îl est urgent d'établir notre actif et notre passif étrangers en or, sinon l'étranger essaiera de liquider ses dettes en francs-papier à l'intérieur et de nous faire payer les nôtres, aujourd'hui en dollars ou en livres, demain, après- | demain en francs-or, mais au nombre des francs-papier | d'aujourd'hui. Nous savons parfaitement que, contre une | telle mesure, de très puissants intérêts sont ligués : ce sont | ceux des financiers qui ont avancé des capitaux en France en spéculant sur une remontée ultérieure du franc qui doublerait ou triplerait la valeur des capitaux avancés. Mais c'est précisément la résistance de ces intérêts qu'il s’agit de vaincre. Nous ne nous sommes pas battus pour payer tribut aujourd hui à la ploutocratie internationale.

Quels arguments s'opposent, à l'intérieur, à l'opération que nous demandons? Il y en a un, qui est moral, que l’on nous a déjà maintes fois opposé : réaliser cette opération, autoriser les transactions internationales en or, permettre la conversion de tous crédits ou capitaux investis en or, c’est obliger l'État à fixer lui-même un cours du franc-papier, c'est reconnaître la dépréciation de notre monnaie. Nous avons sous les yeux une lettre d'un président de syndicat, à qui nous posons la question depuis dix mois, et qui nous adresse le reproche de vouloir instituer un système qui { proclame » cette dépréciation. Quelle est la valeur de cet argument? À première vue, 1l fait illusion ; si l’on y réfléchit un peu, on s'aperçoit qu'il n’a aucune valeur. La dépréciation de notre monnaie est-elle donc inconnue? Est-ce que le cours du Roi Dollar et de la Dame Livre sterling ne la proclame pas nettement tous les jours, au su, au vu, à l'entendu de millions de personnes? Faudrait-il donc risquer de demeurer plu-

sieurs années dans le trouble financier pour éviter de dire publiquement, officiellement, ce que tout le monde sat aujourd'hui ? Le salut public exige que l'on publie la vérité au lieu d'endormir les producteurs avec les balivernes que l'on a lancées sur la remontée du franc par le jeu de la balance commerciale, ce qui ne signifie rien du tout.

Au surplus, l'État n'a-t-il pas commencé de publier luimême la vérité, ou au moins d'entraîner le public français à la bien comprendre? Si, d'une part, 1] continue d'imposer la fiction monétaire par laquelle le billet de 20 francs d'aujourd'hui égale un louis, un napoléon, ou un coq d'or, d'autre part, il apporte tranquillement sa contribution en or à la Société des Nations dont le budget est établi en francs-or. Mais il y a plus, et beaucoup plus : le délégué français à la Commission financière de Madrid, M. Georges Bonnet, a proposé, au nom de l'État français, l'adoption du franc-or comme étalon monétaire dans les échanges postaux internationaux. Une dépêche de Madrid, en date du 17 novembre 1920, en a donné la nouvelle, et l'on a appris que la délégation suédoise au Congrès postal de Madrid a appuyé la proposition du rapporteur français. Si la Conférence se rallie aux propositions françaises, c'est le commencement de l'assainissement monétaire dans les rapports internationaux. Pourquoi? M. Georges Bonnet le déclare avec une sûreté de doctrine à laquelle nous n’étions plus habitués depuis que l’on a embrouillé toutes les questions avec les histoires de balance commerciale et d'amélioration du change par l'augmentation des exportations :

{ Il importe, en effet, dit la dépêche de Madrid, que les comptes entre tous les pays de l'Union soient réglés selon un taux uniforme et non pas d'après les pertes ou les gains pouvant résulter des fluctuations du change, ces fluctuations devant avoir pour effet, dans l'hypothèse contraire, d'imposer

aux pays à change déprécié des règlements à perte, à la fois pour leurs créances et pour les sommes dont ils seront débiteurs. »

Il est donc possible de faire des transactions avec l'étranger sans € perdre au change » ? Mais, naturellement, bonnes gens | et nous imprimons cette vérité depuis plus d’un an. Mais on a pratiqué, pour la voiler, un immense bourrage de crânes. Si la vérité est enfin reconnue, offciellement, si elle dirige les opérations à faire, c’est la libération des nations à monnaie dépréciée exploitée depuis deux ans par les nations à monnaie saine, car, dit M. Georges Bonnet :

Si nos propositions sont adoptées par le Congrès, elles mettraient fin à la situation cruellement injuste qui accable les pays à change déprécié et dont la guerre est seule responsable. En même temps, :l ne faut pas se dissimuler la haute portée morale qu'auraient ces résolutions. Ce serait vraiment la première fois que, depuis la guerre, on aurait marqué par des actes une volonté arrêtée de revenir à une monnaie saine et de respecter les lois économiques trop souvent et trop longtemps méconnues. Ce serait, pour le Congrès de Madrid, un mérite inoubliable que d'avoir fait le premier pas dans cette voie, en im-

posant, pour les règlements futurs, l'emploi d'une monnaie saine à toutes les nations.

Nous ne pouvions pas attendre de plus haute confirmation de nos thèses que les déclarations du représentant de l'État français à la Conférence de Madrid. Mais ce qui est dit à Madrid, au nom de la France, ne peut-il pas être dit à Paris, au nom du salut public? La voie est ouverte aujourd’hui. Ce qui se fait au delà des monts ne peut tarder à retentir de ce côté-c1 des Pyrénées. L'or, l'or pur et honnête, l'or au son clair, prépare sa rentrée dans le monde. L'authentique mesure des rapports entre les producteurs sera, bientôt peutêtre, substituée à la mesure variable que nous employons depuis quelques années. Mais cela ne se fera pas tout seul, et

si l’on n'organise pas la rentrée de S. M. l'Étalon d'or, on risque de laisser se déclencher une fameuse série de catastrophes, fictive, 1llusoires, mais que beaucoup de Français regarderaient comme de vraies catastrophes. Si la restauraton de l'or est proprement organisée, la seule difficulté qui se produira, ce sera une augmentation passagère de travail pour messieurs les comptables, après quoi le travail roulera très tranquillement sur l'or, comme autrefois.

Félicitons-nous : c'est un représentant de l'État français qui a, le premier, dans les conférences internationales, posé la question monétaire dans ses vrais termes et indiqué la solution. Quand M. Georges Bonnet propose à Madrid l'adoption du franc-or comme étalon monétaire dans les échanges postaux internationaux, il crève l'abcès que la blagologie des économistes et des financiers avait soigneusement entretenu. C'est le commencement de l'assainissement dans les relations internationales, et M. Georges Bonnet a montré avec netteté quel bénéfice devaient en retirer les nations à change actuellement déprécié. Mais c'est aussi le commencement de l’assainissement intérieur, pour toutes les nations, tant en ce qui concerne l'inflation fiduciaire qu’en ce qui concerne le décalage monétaire qui place certaines nations dans une singulière situation dont nous parlerons tout à l'heure.

Mais, ici, prenons garde : le retour à l'étalon d'or peut, s'il n'est pas parfaitement prévu, organisé, réglementé, permettre à la finance des opérations aussi fructueuses que celles qu'a permises l'inflation, si profitable aux gens qui maniaient ce que feu Jarry appelait le { croc à phynances ». Imaginez, en

effet, que le retour à l'étalon d'or soit préparé en plusieurs échelons par les gens intéressés à en tirer profit, et de telle manière que le franc remonte, pas trop vite, jusqu'au pair de l'or, sans que l'on sorte, jusqu'à ce jour béni, du cours forcé. Que se produira-t-1l? Ceci : que toutes les personnes qui détiennent des billets de banque et qui pourront les conserver, auront le plus grand intérêt à thésauriser ou à faire de simples dépôts en banque, car, automatiquement, leurs billets augmenteront de valeur de jour en jour. Tel qui possède aujourd hui [00.000 francs en billets de banque, soit environ le tiers en or, se trouvera un beau jour possesseur de 100.000 francs inchangés mais qui vaudront tout simplement trois fois plus en or, ou qui, en d’autres termes, auront triplé en puissance d'achat.

Remarquez bien qu'il n'en sera pas de même des capitaux investis dans l'industrie et le commerce : si vous placez aujourd'hui 100.000 francs-papier dans une entreprise industrielle ou commerciale, le prix actuel des produits permet la rémunération juste de ce capital : mais, avec la baisse des prix qui se produit parallèlement à l'appréciation de la monnaie, lorsque le franc sera au pair de l'or, les produits vaudront trois fois moins, les bénéfices seront diminués des deux tiers et la rémunération du capital également. Il n'y aura rien de perdu, puisque le possesseur des capitaux, touchantune somme trois fois moins élevée nominalement, aura entre les mains un: monnaie dont le pouvoir d'achat aura triplé. Ce qu'il faut tirer de ce raisonnement et de cette prévision, c'est que, dans la période de baisse des prix et d'appréciation de la monnaie, les possesseurs de capitaux auraient intérêt à les déposer en banque ou à les mettre dans un bas de laine plutôt que de les exposer dans les entreprises industrielles et commerciales : or c'est exactement le contraire qu'il nous faut. D'autre part, répétons-le, le mouvement

d'appréciation se produirait au bénéfice, non de ceux qui exposent les capitaux, mais de ceux qui thésaurisent ou qui ne font que prêter des capitaux : dans cette dernière catégorie se trouvent naturellement les gens de finance.

Il en sera tout autrement, si au début de la période de baisse réelle des prix et d'appréciation de la monnaie, l'État fat une loi aux prêteurs, emprunteurs et déposants, de chiffrer leurs opérations en francs-or. Tel dépose ou prête aujourd hui 100.000 francs-papier : ci, diront les comptabilités : 35.000 francs-or. Dans un an, si le franc est à 0,50 on lui rendra 35.000 divisé par 0,50, soit 70.000 francs-papier. Quand le franc sera au pair, on lui rendra 35.000 francs-or. Et ce sera justice. Et la fameuse inflation sera réduite, anéantie, le plus simplement du monde, sans que quiconque en souffre, si les banques sont tenues de remettre à la Banque de France l'excédent de billets qui demeureraient entre leurs mains, libérés qu'ils seraient par toute remontée du franc.

C'est un des moyens de réduction de l'inflation fiduciaire,

qu= tout le monde réclame et sur la réalisation de laquelle, jusqu'ici, nous n'avons vu apporter aucune, aucune indication. Vous pouvez lire un peu partout qu'il faut réduire l'inflation fiduciaire, et M. Jouhaux lui-même, en personne, dans l'Atelier du 6 novembre, l'a proclamé, en même temps que son secrétaire de rédaction résumait sa thèse en des termes assez gais, que M. de la Palisse aurait volontiers contresignés : 4 Pour réduire l'inflation fiduciaire, cause fondamentale de toutes les crises actuelles, deux moyens : 1° réduire la circulation des billets... », c'est-à-dire que t pour n'être pas malade, il faut être en bonne santé », ce que chacun sait depuis longtemps. Il est vrai que l'Atelier ajoutait : ( 2° amortir la dette de guerre par un prélèvement sur le capital acquis. ? Afelier, mon confrère, ne confondons pas l'inflation

fiduciaire avec la dette de guerre : les deux maladies se traitent par des moyens différents, et il pourrait y avoir dette de guerre sans inflation, et inflation sans dette. Mais revenons à l'indication que nous donnons plus haut.

Quels moyens a-t-on de réduire la circulation des billets dans le régime du cours forcé? À première vue, on ne le voit pas beaucoup. Les billets sont dans les poches des particuliers qui ne les donneront pas en échange de rien du tout. L'État peut les prendre par l'impôt ; mais pour en tirer de quoi rembourser sa dette à la Banque, laquelle est de 26 milliards, il lui faudra beaucoup de temps. Si vous invitez les particuliers à déposer tous leurs billets à la Banque, pour que l'on en fasse un beau feu de joie, qu'y aura-t-il de changé? Rien du tout, car les particuliers possèderont encore ces billets dont le montant sera inscrit à leur compte de dépôt, à leur avoir. Et comme ils en auront besoin huit jours ou trois semaines après pour faire leurs paiements, ilsles feront sortir de nouveau.

Mais imaginez avec nous une opération que nous allons présenter sous une forme grossière et sans tenir compte du temps : f

Il y a 39 milliards de billets en circulation. Supposons que l'État invite les particuliers à les déposer en banque le même jour et que le dépôt soit chiffré dans tous les comptes de banque en francs-papier et en francs-or ;

Pour la commodité du raisonnement, réduisons la durée de la baisse de prix à vingt-quatre heures, et par conséquent, la période de l'appréciation de la monnaie jusqu'au pair aux mêmes vingt-quatre heures. Supposons encore que, le surlendemain du dépôt général en banque, tous les déposants fassent le retrait intégral de leur dépôt.

Comment se chiffrera l'opération à la banque ? Comme il suit :

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