‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 75 sur 309 · TROISIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PÉRIODE

LA CRISE DE L'ÉTAT ET LA CHUTE DU FRANC OU LE MYSTÈRE DE LA RUE DE RIVOLI (1922-1924)

Après la Semaine de la Monnaie, on peut considérer que les inflationnistes, c'est-à-dire les faux-monnayeurs, ont partie perdue. Les campagnes pour l'inflation deviennent impossibles. Aussi bien, la tactique des faux-monnayeurs, change de caractère : elle vise à acculer l'État, par imprévision, à l'inflation.

Cela leur est relativement facile avec M. Raymond Poincaré, qui ne comprend pas grand chose au problème financier et monétaire, et qui, au surplus, est trahi par l'effroyable ignorence de son argentier, M. de Lasteyrie, qui, pendant près de deux ans, laisse tomber le franc en se gargarisant d'histoires sur la spéculation.

C'est ainsi que l'on va à la crise de mars 1924, qui entraîne les élections de mai 1924. M. Poincaré réagit techniquement et politiquement en mars [924 seulement. Si l’on veut savoir pourquoi, ayant obtenu la réussite inespérée de mars 1924, il se suicida, et suicida son gouvernement et son Parlement, on aura une idée assez précise en lisant l'avant-propos placé en tête des études qui suivent et qui est intitulé : La crise de l'État.

L'entretien avec ALCESTE (il ny a aucune raison d'en faire mystère aujourd'hui) est un entretien que l'auteur de ce livre a eu l'honneur d'avoir avec M. Raymond Poincaré fin janvier 1924.

Page 1