IT. — LE DRAME MONÉTAIRE OU L'AGONIE DE L'ÉTAT LIBÉRAL
Toute l'Europe bourgeoise, pourrie de libéralisme, de parlementarisme démocratique, a connu la maladie monétaire. La même Europe bourgeoise se voilait la face au souvenir des princes ( faux monnayeurs » qui affaiblissaient les monnaies. Mais ces princes savaient au moins tirer l'épée lorsque leurs erreurs monétaires mettaient l'État en péril. L'Europe bourgeoise, avec ses désordres monétaires, a mis toute la civilisation en péril, et c'est le Combattant qui, après avoir fait la guerre, a dû reprendre l'épée pour rétablir la paix civile que le bourgeois n'avait pas su conserver. On a vu cela en Allemagne, en Hongrie, en Autriche, en Italie, En France, c'est au cours de l'année 1925 que se dénoue le drame.
Un jour, on recherchera les responsables de l'effroyable maladie monétaire que la France a subie. On mettra quelques hommes politiques et quelques financiers en accusation. Ce sera à la fois juste et injuste, car, dans cette affaire, les institutions sont beaucoup plus coupables que les hommes De 1919 à 1925, les gouvernements successifs ont rejeté les responsabilités sur le prédécesseur : Herriot accuse Poincaré, qui accuse Briand, qui accuse Millerand, qui accuse les gouvernements de la guerre. Mais ils sont tous également responsables et également irresponsables : au-dessus d'eux, le vrai responsable, c’est le Parlement, c'est le parlementarisme, c'est l'État libéral, c'est ce régime qui, ayant l'autorité en mains, en fait un instrument tyrannique pour le bénéfice des partis et la laisse tomber en quenouille lorsqu'il s'agit de la Patrie.
La guerre a été l'épreuve décisive pour l'État libéral : au dernier grand conflit européen, en 1870, l'État libéral, qui ne tenait pas le haut du pavé, n'avait pu être jugé ; au
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