Brycc, loc. cil., p
LES CHEFS d'état. § X 353
lui est garautî par la constitution, et ils n'auraient aucun moyen, à moins que ce ne fftt par le succès d'une mise en accusation, de le déloger de la Maison- Blanche, ou de lui enlever son titre de chef des fonctionnaires fédéraux et son droit a leur obéissance ^ » Telle est en raccourci cette institution si curieuse de la présidence américaine. Dans son ensemble, elle est restée ce qu'elle devait ôtre d'après la constitution elle-même. Sans doute, le président de la République américaine n est pas élevé au-dessus de tous les partis, comme Tespéraient les rédacteurs de la constitution. A l'exception de Washington, tous les présidents ont été des hommes de parti, et tous ont pratiqué plus ou moins le système des dépotnilps. (Cependant, tous les auteurs qui ont écrit sur la constitution américaine reconnaissent que cette magistrature a réalisé le but principal pour lequel elle avait été créée; elle est assurément l'organe essentiel delà vie politique américaine. Bryce fait observer justement que les pouvoirs du président prennent forcément une extension notable pendant les moments de crise. La guerre de sécession a marqué l'accroissement de l'autorité présidentielle, concordant en môme temps avec l'accroissement de la puissance fédérale au détriment des pouvoirs des Etats. Aujourd'hui la politique impérialiste, dans laquelle les Etats-Unis paraissent vouloir s'engager depuis la {*uerre victorieuse contre l'Espagne, la conquête de Cuba, de Porto-Rico et des Philippines, l'intervention active en Chine, contribue certainement h donner de plus en plus le rôle prépondérant au président. Mais celle présidence, qui paraît ainsi être un organe essentiel du gouvernement américain, soulève un double problème. Comment celte présidence peut-elle s'adap-