‹ L'état, les gouvernants et les agentsChapitre 138 sur 211 · II · texte numérisé non relu

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la même idée sous une autre forme. Ils partent de ce postulat qu'un droit est un intérêt garanti par le droit positif et la force organisée. Or, disent-ils, la compétence'est créée, organisée, sanctionnée, dans uu intérêt collectif. L'Etat est le sujet de cet intérêt ; donc, seul. l'Etat est sujet de la compétence*. Ce raisonnement implique l'acceptation de ce postulat : le droit n'est qu'un intérêt garanti. Il implique, d'autre part, l'opposition de l'intérêt individuel et de l'intérêt collectif; nous avons montré tout ce qu'avait d'artiliciel cette opposition continuellement faite-'. D'ailleurs, admettons pour un instant cette opposition. On dira aloi-s que la compétence est un pouvoir de vouloir en vue d'un but d'intérêt collectif. En résulte-t-il qu'elle soit un pouvoir de vouloir appartenant à l'Etat? Le fonctionnaire ne reste dans les limites de sa compéteoci' que si son acte de volonté est déterminé par un but d'intérêt collectif. Cela peut-il faire que sa volonté, déterminée dans ses manifestations externes par un pareil but, cesse d'être une volonté individuelle? Une volonté individuelle, déterminée par un but collectif, reste bien une volonté individuelle. Nous ne voyons pas comment on peut passer de la volonté individuelle, manifestée par l'agent, à une personnalité collective, qui serait celle de l'Etat. Il est inutile, au reste, d'insister davantage sur ce point. En disant que l'Etat ne peut point être considéré comme sujet de la compétence, nous ne faisons que tirer les conséquences de tout ce qui a été dit dans un précédent volume et dans les chapitres qui précèdent -^

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