Contrat socicU^ loc, ci
le théoricien impeccabie des doctrines radicales coqtemporaines. On a raison si Ton veut dire par là que pour Rousseau toute souveraineté trouve dans le peuple personnifié son origine et sa légitimité. Mais Ton se trompe si Ton veut dire que Rousseau estime que le meilleur gouvernement est la pure démocratie ou du moins celui qui s'en rapproche le plus. La monarchie, Taristocralie ne répugnent point à l'auteur du Contrat social, et Ton trouve dans le célèbre livre des affirmations que ne peuvent désavouer les représentants de la politique réaliste. 11 y est dit notamment que des formes de gouvernement « chacune d'elles est la meilleure dans certains cas et la pire dans d'autres ^ »
Que le principe de la nalion-personne, titulaire de la souveraineté primaire, gardant toujours à titre incommutable la substance de la souveraineté, mais en déléguant les prérogatives fi des mandataires, représentants, chef d'Ktat, parlement, soit encore le fondement même du droit politique français, ou ne saurait le contester. Sans doute, à la ditîérence des constitutions antérieures, les lois constitutionnelles de 1875 ne contiennent à cet égard aucune formule générale et solennelle. Chacun sait pourquoi le législateur de 1875 s'est prudemment abstenu d'aflirnier des principes généraux. Le dernier texte officiel, qui ait déchiré que la nationpersonne est propriétaire de la souveraineté, est le décret du (Gouvernement de la Défense nationale du 8 septembre 1870 ordonnant la convocation d'une constituante. D'autre part, nos lois électorales et particu-