Voir 8upra^ chap. ii, i
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reuses, particulièrement les conditions de fortune, exigées pour être électeur secondaire.
L'évolution normale de la bourgeoisie fut inlcirompue par la tourmente révolutionnaire d'abord, par le régime guerrier du premier empire ensuite. Périodes troublées, forcément transitoires, desquelles ne pouvait sortir un régime politique durable. Avec la chute de Napoléon, la classe bourgeoise réapparaît plus puissante que jamais. La période de 1814 à 1830, surtout la période de IS^Wà 1848, marque son apogée. La royauté de Louis XVIII, de Charles X et de Loui>- Philippe est une monarchie limitée. Louis XVIII et Charles X ont affirmé le principe du droit monarchique antérieur au droit du peuple, et ont déclaré que la charte constitutionnelle était octroyée, que les pouvoirs du parlementn'étaientqu'uueconcession gracieuse et toujours révocable du roi. Tout cela était fiction. La réalité, c'était une puissance politique partagée entre un homme, un Bourbon, fort encore de ses titres héréditaires, et un groupe d'hommes, la classe bourgeoise exerçant cette puissance par un parlement qui la représente. En 183U, on affirme à nouveau le principe de la souveraineté nationale, on donne au monarque le titre de roi des Français; fiction encore. En vérité la classe bourgeoise détient la puissance politique; ne se sentant pas assez forte, pour l'imposer par ses seules forces, elle veut s'assurer à la fois le secours du principe monarchique et du dogme de la souveraineté nationale. Aiusi en France, de 1814 à 1830, la force politique appartient en commun à un individu, roi légitime ou quasi-légitime et à un groupe d'individus, la classe bourgeoise et propriétaire. D'où une collaboration, une solidarité particulière entre cet individuel ce groupe d'individus, qui sera le fondement du droit politique ; et la monarchie limitée, qu'elle soit organisée par une charte octroyéeou