Gmnon, Les agents provocateurs de l'hystérie, p
r». Pitres, op. cit., I, p. 357.
7. F. Jolly, Uebcr hystérie bei kindern. Sonder abdriick ans der ficrlincr Idin. Wochenschrift, 1892, n° 34, p. 3.
8. Dulil, Contribution à l'élude clini/jac des tremblements hystérifjiies, 1891.
(iiiant, le seul svmptômc de la maladie... Les Ireiiibleincnls hyst(ri<|ues présentent en général un rythme régulier; mais rien n est plus variable (|ue la raj)i(litt'. la IVé(|uenee des oscillations (jui les constituent ; les uns sont d'une lenteur renianiuable, [^ à .■) i/u oscillations par seconde, les autres sont très rapides, véritablement vibratoires, 8 à 12 oscillations par seconde. Entre ces lieux modalités extrêmes, se placent les tremblements du rythme moven (.") i;2 à 7 1/2 oscillations par seconde). Les faits qui resso! tissent à cette catégorie intermédiaire sont les plus nombreux. 11 en est qui n'apj)aralssent (ju'ii l'occasion des mouvements volontalies (tremblements Intentionnels purs). La plupait persistent à l'état de repos et pentlant les mouvements actlls, mais ils subissent parfois, sous l'influence de ces derniers, des modifications diverses concernant la fréquence et l'amplitude de leurs oscillations'. » M. Dutil insiste sur un caractère très important au point de vue clinique, la ressemblance de tel ou tel de ces tremblements avec d'autres tremblements appartenant à des maladies organicjues ou à des névroses différentes ; le premier imite la paralvsie agitante et le tremblement sénile ; le second, la maladie de Basedow, le tremblement alcoolique et celui de la paralysie générale; le troisième rappelle soit l'épilepsie spinale des paraplégiques spasmodiques, soit, quand il existe seulement dans les mouvements intentionnels, l'un des symptômes caractéristiques <le la sclérose en plaques. Tel était précisément l'aspect d'un malade Cjue nous avons pu étudier chez M. Hanot. God. depuis des années est agité par un tremblement général et à peu près continuel. Mais les secousses, quoique ne disparaissant pas complètement, sont très légères, à peine perceptibles pondant le repos complet. Au contraire, elles s'exagèrent pendant les mouvements et surtout pendant les mouvements volontaires du bras droit, à un tel point que le malade ne peut porter un verre à sa bouche. Si l'on ajoute que les membres, surtout du côté droit, présentent une certaine raideur, que le malade a des sortes de vertiges et que le tremblement de la tète rend la parole saccadée, on comprendra que le diagnostic de sclérose en phujues semble vraisemblable, et même ait été souvent porté dans les difTércnts services où ce malade a passé. Cependant si Wm rcmar(|ue que les réflexes sont normaux, que les mouvements des yeux ne s'ac-