I . iJulil, op. cit., p. i
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compagnent pas de nystaouuis, que le eùté droit du corps est anesthésique, que le champ visuel des deux veu\ est réduit à ïo", enfin que le malade présente un état mental tout ii fait caractéristique (amnésie continue, suggestibilité, ludluciiiations provoquées, etc.), on pourra conclure, crovons-nous, (|u"il s'agit uni(juement d'un hystéri(|ue. M. Souques nous a appris à laire le diagnostic de ces hvstéiies simulatiices des scléroses en plaques'. M. Dutil insiste encore sur l'importance de ces tremblements hystériques en montrant que certains symptômes considérés quelquefois comme des maladies distinctes doivent en dépendre. 11 se rattache par une argumentation convaincante à l'opinion qui assimile le tremblement mercuriel à un tremblement hystérique-. M. Pitres est aussi d'avis que le paramyoclonus multij)lex doit se rattacher à un phénomène du même genre ', M. Mœbius soutenait également cette opinion*.
Les chorées hystériques ont joué un grand rôle dans 1 histoire, les variétés tournantes, grimpantes, sautantes se rencontraient dans toutes les grandes épidémies de possession ^ Elles ont ordinairement un caractère bien décrit par Germain Sée, Trousseau, Briquet ""j Charcot ', c'est le rvthme ; les mouvements si variés, si extraordinaires qu'ils soient, sont réguliers. Ce sont des salutations, par exemple, qui se répètent régulièrement trente ou quarante fois par minute. On a pu désigner ces chorées sous le nom de spasmes oscillatoires ou pendulaires. CependantM. Charcot a fait une observation très importante : si toute chorée rythmée peut être à coup sur diagnosti(juée de nature hystérique, la réciproque n'est pas vraie. II ne faudrait pas nier le caractère hystérique d'une chorée simplement parce qu'elle n'est pas rythmée**. Voici en efï'et un exemple qui m'a semblé curieux : Barb., âgée de quatorze ans, semble présenter le type de la chorée de
1. A. Souq\ics. Eludes (les syndromrs hystorir/iies siiwilatcur.i, i8()r,p. lO.
2. Dutil, op. cit., p. <)<(. — Cf. Pitres, op. cil., I, p. 3otj. — Gilles d(! la Tourette, op. cit., p. 47'^'
.'i. Pitres, op. cit., I, p. S.'i.l.
ti. Mœbius. Ueber der BegrifF der liyslerir\ ans dcm CeiilndbUiU fiir .\ervcnheilkuiide von \y Ericnmayer, \l, i8?^JS, n° 3, p. (">.
.^. Cf. Uégnard, La sorcellerie, i88-, pp. 4o, 70 cl passim. f). Briquet, op. cit.. p. 43^.
7. Charcot, Maladies du système nerueux, I, p. 388. — Cf. Pitres, op. ciL, I, pj). 3o8, 3irj, cl Blocq, Les troubles de la tnnrchc dans les maladies nerveuses, 189'i, p. 1 10