Hreuer et Freud, op. cit., p
\. Pitres, op. cit., I, p. 317.
LES IDÉES FIXKS 27»
tisine, truiu' frayeur, ilun choc moral cjuelc<)ii(|iie '. Cela est inconleslable dans le cas de God. f|ue nous avons «Hudié, l'origine de l'accident vient encore préciser notre diagnostic. God. exerçait le métier de couvreur ; il y a deux ans, il est tombé d'un échafaudage qui s'est défait sous lui, et par miracle il a pu se raccrocher et rester suspendu à une corniche /^rt/- le bras droit. Ses camarades ont mis dix minutes à le sauver. Quand il fui retiré plus mort que vif, il tremblait de tout le corps et claquait des dents. Rien de plus naturel, seulement l'accident a eu lieu il y a deux ans et il tremble encore. Le tremblement a, il est vrai, diminué : il réappaiait avec violence quand le malade essave de se servir de son l)ras droit, et, à ce moment, God, ressent encore une peur et nue angoisse, il rêve encore qu'il tombe et a des gestes de terreur, il aime mieux se servir de son bras gauche. Un autre malade, Dal., tremble depuis un an, à la suite d'un accident de voiture où il faillit être écrasé. Dans certains cas, exceptionnels sans doute, on peut se demander si le tremblement ne déjïend pas d'une action habituelle de la malade et n'est pas une chort'c en petit. Desh. était caissière dans une maison de commerce, elle avait à écrire toute la journée et gémissait continuellement de cette fatigue ; aujourd'hui, à la suite d'un état de faiblesse produit par le surmenage, elle a des rêves professionnels, appelle ses camarades à haute voix, etc. et tremble surtout de la main droite. « L'acte d'écrire est surtout apte à réveiller le tremblement », dit INL Dutil*, (|ui a pulilié l'observation et (|ui m'a montré la malade. Ce n'est qu'une supposition qui sera rarement vraie, le tremblement étant surtout cmolionnel. 11 faut mettre à part évidemment certains cas de tremblement qui surviennent après des attaques et ceux qui ne sont pas des idées fixes, mais des conséquences de la parésie. Quant aux chorées, elles reproduisent le plus souvent soit un acte habituel, soit un acte bizarre ([ue le malade a vu faire ; on en verra des exemples dans les observations suivantes.
Pour démontrer encore le caractère psychologique de ces faits, on peut les étudier en eux-mêmes et voir les caractères ([u'ils présentent. Le grand caractère très évident dans la plupart de ces phénomènes, c'estqu'ilssontsystématiques. M.Charcota insisté