‹ L'état mental des hystériquesChapitre 109 sur 290 · Dutil, op. cil., p · texte numérisé non relu

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bien souvent sur ce caractère des tics (|ui sulllt à les distinguer des spasmes ou des convulsions localisées ;i un muscle. Un tic est un ensemble de petits mouvements harmonieusement combinés, il a un sens, il exprime (jueliiue chose, c'est le sursaut de la peui-, le clignement des paupières (|ui protège les yeux, le haussement d'épaules, le geste de la surprise, etc., etc. La chorée hvstéri(]ue est la répétition régulière d'une action, ce sont des mouvements malléatoires. saltatoires. rotaloires, etc.'. L'observation suivante mettra en relief ce caractère. Mel., une petite jeune fille de i3 ans, lair doux et aimable, cela n'est pas indillérent pour l'intelligence du cas, est amenée dans le service de M. Ilanot pour un tremblement (|ui lui est survenu au bras et à la jambe droite depuis cjuelques jours. Ce tremblement, ou plutAt cette chorée, car les mouvements sont assez étendus, ne semble pas au premier abord très nette, car la malade mêle des mouvements volontaires avec les mouvements choréiques ; mais (juand la malade est couchée, qu elle a la tète du côté gauche et (|u'elle cause avec une personne (|ui la distrait, les mouvements choréiques deviennent nets et intelligibles. Il sont bien rythmés, le pied se fléchit et s'étend régulièrement, c'est un mouvement de pédale ; la main à demi fermée tourne autour du poignet, c'est un mouvement de roue. On me dit que la malade travaille dans un atelier à un singulier métier ; elle fabrique des veux de poupée et il paraît qu'elle actionne une pédale avec le pied et une roue avec la main. La chorée répète donc les mouvements professionnels, mais pourquoi les reproduit-elle ainsi ? La nuit, la malade rêve tout haut, elle gémit, murmure : « il faut travailler, il faut travailler », et le mouvement choréique se produit de plus belle sous sa couverture. En faisant causer cette jeune fille, j'apprends que les parents sont pauvres, qu'un soir, les enfants étant couchés ils ont parlé de leur misère et de la diinculté de payer le terme qui approchait. Mél. f|ui, dans un état de deml-sominell, a entendu, s'est mise à rêver « il faut tiavailler, il faut tiavalller » : le pied et le bras continuent à travailler. Heureusement quelques procédés simples ont arrêté cette chorée due ;i la piété filiale.

Un autre caractère clinique nous permet de rattacher ces mouvements à des phénomènes psychologiques subconscients ; ainsi que M. Gilles de la Tourette le fait remarquer, il arrive que des

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