I. Cliarrol. op. cit.. I, p. .Ig.S
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trembles de la sensibilité e1 en |);niiculier des aneslhésies se superposent aux spasmes'. Toutes les sensations f|ui se rapportent au bras ou à la paupièic sont sorties de la pereeption personnelle et sont ratlacliées a uiir i(l«'e fixe (|iii n'est pa> consciente -.
Si nous dépassons un peu 1 ubsci vation simple en ajoutant (|uel- <|ues expériences, nous allons ponxoir préciser cette interprétation psvcholo<;i([ne et mettre encore en évidence le rùle de l'idée fixe. Ces mouvements involontaires me paraissent, comme beaucoup d'accidents livsiéri(|ues, se présenter de deu\ ia(;ons. Tantôt le malade sait très bien ce ([u'il lail, il sent son bias remuer, il y lait attention ' : (|uand il est (îiidormi ou distrait par (|uel(|ue chose, le tic ou la chorée s'arrête. H s'agit ici d'une idée ti\e consciente que le malade pourra très bien e\pli(iner lui-même. «Je pense que j'ai du chafçrin », dit l'un; «je sens encore que je tombe du toit», dit l'autre. Mais très souvent il n'en est pas ainsi, le malade ne sait pas explicjuer son tic, il pense à antre chose, il est distrait, et cependant le tic se pi'oduit de plus belle. Il faut pénétrer dans les couches plus profondes de 1 esprit. Les deux observations suivantes nous dispensent de commentaires.
Lee., déjà atteinte d'hystérie, va ii une séance délectrothérapie, elle revient avec une chorée de tous les membres, qui exécutent des mouvements désordonnés. Elle s'expli([ue très mal, ne comprenil rien à son état, elle convient vaguement (m'elie a \u une choréi(|ue, mais ne sait pas pourquoi elle limite, il sullit de la mettre en somnambulisme, ce qui est facile, et la malade avec beaucoup de clarté, avec une netteté de souvenirs étonnante, raconte ce qui s'est passé. Elle a vu une choréicjue et s'est mise à faire des méditations à son propos : « C'est dommage, elle est jolie..., comme elle est déliguréc..., on ne peut vraiment pas aimer une fille comme cela Si cela in'arrivail, Charles ne m'aimerait plus, etc ». Elle allirme (ju'elle a tout le temps devant
les veux l'image de la petite choréi(iue, et cependant, ii l'état de veille, elle allirmait le contraire. C'est bien ici le rêve subconscient qui produit l'accident, il sulHt d'ailleurs de modifier ce