‹ L'état mental des hystériquesChapitre 112 sur 290 · Charcot, op. cit., III, p · texte numérisé non relu

Charcot, op. cit., III, p

iS(1 ACCIDENTS MENTAUX OES HYSTÉRIQUES

(.loiiné iKilssaiice uu\ premiers travaux iltMiultils sur les acciilenis psvchi(iues île la néviose, les leçons île M. ('hiueot en 1 88 '1-8."). Cette étuile est eneore aujourilluii très loin (Irtrr ;iehevée, el elle soulève de curieux pi'oblèiues psvcliologiijues ijui sont loin dV'^tre résolus. Nous n'avons donc aucunement la prétention d'expliquer toutes les paralysies hystériques, nous laissons de côté, ainsi que nous l'avons toujours lait, les pliénoinènes simplement organit|ues qui peuvent intervenir et nous ne |)arl(»ns (|ue d'un oTOupe de paralvsies. celles que l'on jieut justement considérer comme cérébrales, c est-à-dire comme psychologiques ; même pour ces dernières, nous nous bornons à résumer quelipies descriptions et quelques hypothèses qui nous semblent s'appliquer légitimement, non pas à tous, mais à quelques-uns des faits observés.

Les paralvsies et les contractures sont très variées, mais il est intéressant de remarquer qu'elles rentrent prcsijue toujours dans des groupes déjà connus; elles présentent les mêmes variétés et peuvent être rangées dans les mêmes classilications que tous les autres phénomènes déjà décrits, que les anesthésies et les amnésies'. Elles peuvent être systématiques, localisées ou générales ; nous insisterons surtout sur les premières, (|ui sont particulièrement importantes à notre point de vue.

1° Examinons d'abord Xe-^ paralysies systématiques. Il nous paraît certain ijue, dans bien des cas, les malades n'ont pas perdu complètement tous les mouvements d'un membre ; elles ont perdu simplement le pouvoir d'effectuer telle ou telle catégorie de mouvements, tandis qu'elles ont conservé à peu près complètement les autres. Sans doute, on peut quelquefois constater, dans des cas de ce genre, un affaiblissement général de tous les mouvements, même de ceux qui sont conservés. Cet affaiblissement qui, d'ailleurs, n'existe pas dans tous les cas, se rapj)orte a l'amvosthénie commune des hystériques. Mais il n'y en a pas moins une différence très appréciable entre les mouvements conservés et les mouvements perdus, puisque les premieis. ijuoique affaiblis, existent encore et que les seconds n'existent plus du tout. Cette perte de certains mouvements ne tient pas à la paralysie complète de tel ou tel muscle, car tous les muscles sont capables de fonctionner dans d'autres mouvements. Ce sont cer-

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