‹ L'état mental des hystériquesChapitre 114 sur 290 · Pitres, op. cit., I · texte numérisé non relu

Pitres, op. cit., I

2. Scglas, De l'atjasie cl do l'astasie émotives. Médecine moderne, if^QJ, n» i\.

3. Weill, .\rchiucs de neurolorjie, iHija, p. 89. — Pierre Jolly, op. cil., p. 'ÏS. It. liabinsl(.i, Soc. médicale des hôpitaux. >< juillet 1892.

tion (le quelque autre système de mouvements dont l'exécution est coniiée à ce môme |i;roupe de muscles'. »

Les troubles qui ont été décrits sous le nom d'ophtalmoplégie externe des hystériques" semblent du même genre, les malades semblent avoir perdu le pouvoir d'edectuer isolément tel mouvement de l'œil, regarder à droite, par exemple, mais on peut constater que, dans bien des circonstances, ce mouvement s'efrectue cependant. Le plus souvent il ne s'agit pas ici de paralysie systématique, il s agit seulement de l'opposition entre le mouvement volontaire et le mouvement automatique, que nous retrouverons dans beaucoup d'autres paralysies.

Nous signalerons plutôt comme paralysie svstémati(|ue certaines formes du mutisme hystérique. « Certains sont muets sans être aphones, d'autres sont aphones sans être muets. Ce malade peut souffler et siffler, il a perdu seulement les représentations motrices nécessaires pour mettre en jeu le mécanisme de la parole articulée'. » Un malade est absolument muet, écrit aussi M. Babinski, et cependant la langue et les lèvres se meuvent avec facilité pour accomplir les fonctions qui ne ressortissent pas au langage ^ Une malade de ^L Oppenheim ne peut plus parler, mais pousse des cris de douleur quand on la pince et peut encore chanter à haute voix'. Une enfant dont MM. Breuer et Freud nous rapportent la très intéressante observation est un peu effrayée pendant la nuit; elle ne peut parler et cherche une prière à réciter. Elle ne trouve à ce moment dans sa mémoire qu'une prière enfantine en anglais; depuis, pendant un an et demi cette enfant reste muette, elle ne peut ni parler, ni écrire, ni même comprendre sa langue maternelle, mais elle comprend, parle et écrit la langue anglaise. X'est-ce pas un beau cas de mutisme systématique' ?

1. Babinski, Paralvsio hystérique systématique, paralysie faciale hystéricpie. /?«//. ■clméin. de la Soc. médicale des hôpitaux de Paris. 28 oct. 1892.

2. Ballet, Reoue de médecine. 1888, '.Vi-,, p. Di3. — F. Raymond cl E. Kœnig, Sur la dissociation des mouvements oculaires chez les dégénérés hystériques. Annales d'oculislifjiie. juillet i8()i.

3. Gharcot, op. cit.. III, p. ^27. — Cf. Blanche Edwards. De i}témiplé<jie, p. io3.

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