‹ L'état mental des hystériquesChapitre 122 sur 290 · Aulomalisiiie psychologique . pp. 0^7, 'M\-i · texte numérisé non relu

Aulomalisiiie psychologique . pp. 0^7, 'M\-i

'■^. Férc, Pathologie des émotions. i8i)2, p. i4'î- 4. Binol. Revue philosophique , i88y, I, p. 167.

i'M ACCIDENTS MENTAUX DES HYSTERIQUES

qu'il les a oubliés '. Les divers auteurs qui ont parlé do l'astasie abasie et M. Blocq^ en particulier, s'accoi'dent à reconnaître aussi qu il s agit lii il un oubli des mouvements de la marche. Nous crovons qu il en est ainsi toujours; le sujet ne sait plus se représenter les mouvements de son bras ou de sa jambe, il a oublié tout ce qui se rapporte à ces orfranes.

3° Première hypothèse sur iorii^inc de celte <i/ti/icsie, l'épuisement des eentres. — Les dillerents auteurs s'accorderont, je crois, assez facilement sur ce premier point, mais il n'en sera plus de même si nous essavons daller plus loin et de comprendre par iiuel mécanisnie se produit cette uiuncsie des images motrices. Nous rencontrons, en ellet, tout d abord, une théorie très simple qui malheureusement ne nous semble pas donner une explication juste de la majorité des paralysies hystériques. Le sujet, diton, a oublié certaines images motrices, c'est que ces images n'existent plus, les centres qui les produisaient ne peuvent plus leur donner naissance ; ils ne sont pas détruits, mais ils ne fonctionnent plus, ils sont complètement épuisés. Le malade atteint de mutisme hystériijue diffère sans doute forcément de l'aphasique par ramollissement, en se sens que, chez le premier, la perte des images verbales est momentanée et qu'elle est irréparable chez le second, mais actuellement ils sont semblables, ils ont la même lacune complète dans leurs phénomènes psychologiques. C'est ainsi que M. Oppenheim semble comprendre ces paralvsies quand il les rattache à un épuisement anormal des centres nerveux déterminé par une plus grande « moleciriar-labilitiit ». L'organe est plus excitable et atteint plus vite ce degré d'excitation qui paralvse la fonction '. C'est aussi à cette opinion que se rattache le plus souvent M. Féré : Ces paralysies, dit-il, ne reconnaissent, à mon avis, pour cause ni un choc ni une idée, mais la fatigue, l'épuisement;... l'idée ne joue dans leur production qu un rôle accessoire.... ces paralvsies sont dues à un épuisement central causé par une excessive dépense de force nerveuse*. Il démontre cette interprétation en donnant plusieurs observations intéressantes : dans l'une, une jeune fille travaille activement un morceau de [)iano (jiielle doit jouer ii un anniver-

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