I. Gilles df la Tourotle. op. cit.. p. 2o
3. Cil. Riclict. Recherches sur la sensibilité. 1877, p. 276.
3. Fi'ré, L'énergie et la vitesse des mouvements volontaires. Revue philosophique. i88f), II. p. 37.
4- Paul Richer, Etudes rliniijiies sur la iirnnde hystérie, i885. p. 23. — tiilles de la Tourctte. op. cit., p. 206.
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2" Pendant le sommeil naturel de la nuit, l'anesthésie tactile disparaît souvent. On comprend que le fait soit assez dilllcile à vérilier : il faut surprendre les malades la nuit et avec toutes sortes (le précautions p(mr ne pas les réveiller, il faut les pincer du côté anesthésique ; elles gémissent, se retournent, se plaignent en rêvant, ou se réveillent brusquement, absolument comme ferait une personne normale. Jules .lanet, quand il était interne chez M. Dumontpallier, a vérifié ce fait à plusieurs reprises chez deux malades dont il m'a communi(jué l'observation. J'ai fait constater le fait sur plusieurs personnes, en particulier sur Berthe et sur Isabelle. Mon ami M. Dutil a bien \(tiilu faire pour moi une vérification de ce fait sur une hvstéricjue, G..., hémianeslhésique gauche. Pincée à gauche pendant son sommeil naturel, elle gémit et rêve tout haut : « Tu me pinces... c'est bète..., etc. »
3° Pendant certaines intoxication qui provoquent une excitation passagère ou qui amènent des états analogues au sommeil, l'insensibilité s'efface plus ou moins complètemenl. \(l..., anesthésique totale, devient entièrement sensible quand elle est ivre. L'ivresse d'ailleurs produit chez elle bien d'autres phénomènes dont nous parlerons plus loin. Le sommeil chloiolormique, dans la période d'excitation, fait dis|)araitre souvent les stigmates; le fait a été bien décrit par Jules Janet'. « Parmi les conséquences les plus paradoxales de l'usage hypodermic|ue de la morphine, dit M. Bail, il faut citer le rétablissement de la sensibilité cutanée chez les sujets (|ui l'ont perdue... Une hvstérifjue morphinée à la dose de 8 centigrammes par jour vit ses douleurs dis[)araitre et sa sensibilité normale se réveiller. L abstinence ramena les symptômes hystériques'. » Le même fait a été décrit par M. Jules Voisin*. Je n'a pas vu la disparition complète, mais la diminution de l'anesthésie et l'élargissement du champ visuel chez les hystériques qui se morphinaieiil, (|uel(|ue temps après l'injection. Bien d autres excitations doivent avoir des elfels analoirues.
'j" Ce f|ui a fait surtout l'objet de mes anciens tra\au\, ce sont les nombreuses moflilieations de la sensibilité pendant les états de somnambulisme j)r()\n(|ué. J examinerai plus lard les modifi-