I. Pilrns, fij). cil., p. y i r
'2. I*ilres, op. cil.. I, p. 21 3.
LES ATTAOUES ai7
T. a seconde variété, la lorine sviu-opale. est moins fré(|iK'nte ; après nne aura analofrur à la |)récéclente, mais (ineNjuefois beau- (ouj) plus <(»urle, les malades se sentent faiblir, elles s'évanouissent suivant l'expression commune et juste'. Th. s'évanouit ainsi à chaque instant quand on veut la secouer, la faire man^rer, etc. Les malades n'ont pas de convulsions, elles restent immobiles, les yeux à demi clos, la Ictc ballante, les membres flasques, l'ont au plus distingue-t-on (|uel([ucs j)etit('s contractions dans les mains, qui restent fermées ou exécutent quelques mouvements rvthmicjues. (^es petits mouvements, (juaiid ils existent, aident au diagnostic. Dans ces attacjues, la lace est d'ordinaire pâle et non congestionnée, la respiration est ralentie. Dans les cas que j'ai pu observer, les battements du cœur restaient normaux. Le plus souvent, cet état se prolonge peu, quelquefois il peut se transformer en un véritable sommeil plus ou moins long. 11 n'v a pas lieu ilinsistcr ici sur les autres variétés cliniques, qui sont fort nombreuses.
i.o sont là des accidents qui, au premier abord, semblent purement physiques, et cependant il est facile de constater que des phénomènes psychologiques jouent un certain rôle dans leur formation et même dans leur reproduction. « Presque toujours la première attaque, dit M. Pitres, vient après une émotion morale vive". » Peut-être, si l'on connaissait mieux le début des accidents chez tous les malades, pourrait-on dire (ju'il en est toujours ainsi. Les exemples seraient trop faciles ii recueillir, je n'en signalerai que quelques-uns pour montrer le genre démolion qui est le plus souvent suivi d'attaques d'hvstérie. Nous signalerons d'abord des crises causées par la douleur ; quelquefois assez rarement il s'agit de douleur phvsique. Un homme Lah. est atteint depuis deux ans d'une névralgie faciale (jui est véritable et a été diagnostiquée avant tout svmptôme d'hvstérie. (>uand la névralme est devenue très forte, il criait, irrincait des dents, se roulait sur son lit. Récemment, il a perdu connaissance et a eu une véritable attaque d'hystérie qui maintenant se renouvelle et s'accompagne des stigmates classiques. Le plus souvent, la douleur provocatrice est morale : Dp. a eu la première attaque après la mort de son mari, D. après la mort de sa mère, etc. La