I. Gharcot, Leçons du mardi. 1888-89, P
et svstôinafii|ues. Par excinplc. au tlohiit. les imisdes cK's hras se contractent au hasard, 1 un s'opposant à l'autre, ce qui produit simplement une trémulation du bras et des flexions variées des doigts. Maintenant les muscles s'accordent assez bien pour que les deux bras fassent de grands mouvements cl vienment donner des coups de poing sur le môme point de la poitrine. Or je sais quelle a à ce point, sous le sein gauche, une douleur continue, produite, je crois, par une contracture pernianente et douloureuse des muscles intercostaux ; je pense donc (|iie ces mouvements des bras sont maintenant coordonnés j)ar cette sensation douloureuse. Mais peu à peu, après cette période de convulsions et de contractures et se mêlant avec elle, car il n'v a j)as de transition brus(jue, commencent de tout autres mouvements. Klle s'asseoit sur son lit (elle ne se lève pas, car elle a les deux jambes contracturées même pendant cette crise), s'incline, salue avec ses mains et fait des sourires à l'assistance. Elle a été chanteuse dans un café-concert et elle se croit probablement sur les planches, car elle nous chante de petits airs fort drôles. Ou bien, elle croit sans doute écouter ses compagnes, car elle a la main près de la bouche, comme pour demander le silence, paiait écouter avec ravissement et de temps en temps applaudit la chanteuse'. » Le réveil a lieu après cette période, soit immédiatement, soit après un somnambulisme plus complet.
L'attaque d'une autre malade, de Lucie, était une grande attaque au moins par la durée, car elle se prolongeait au moins cinq heures. Voici comment elle évoluait ii peu près régulièrement: Après une aura assez longue, caractérisée par les terreurs inconscientes qui ont été précédemment décrites, la malade tombait brusquement à la renverse ; immobile, entièrement contracturée, elle paraissait respirer difficilement et sa face devenait violette ; suivaient rapidement de grands mouvements, arc de cercle, salutations, coups de pied, etc., et brusquement la malade se dressait les yeux ouverts. Elle regardait fixement les rideaux de sa fenêtre et gardait les bras en l'air dans la position de la terreur. J'ai appris plus tard, en l'interrogeant pendant un état de somnambulisme profond, qu'elle avait alors une hallucination terrifiante et croyait voir des hommes cachés derrière les rideaux. Pendant près d'une heure, elle ne changeait pas d'attitude et