I. Aiitomatisnu' psyclioloiiir/tic. p
3. Actes inconscifints et dédoublement de la personnalité, fievue philosophiijue, 1886, II, p. 590. Automalisme psycholoijique, pp. 87, I30, '1A8. 3. Georges Guinon, Les arjents provocateurs de l'Iiystérie. p. 29. If. Dcleiize, Histoire du ma<inétisme. II, p. 18.
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la désagrégation de l'ospiil, le dédoublement de la personnalité. Non seulement il coïncide en l'ait avec l'hystérie, mais, si l'on peut s'exprimer ainsi, il se rattache aussi en droil à celte maladie. 11 en est de même dos écritures suhcoiiscicntes, des phénomènes médianimi([ues ; ces faits présciilt'iil en cux-mt'Mnos ce (ju'il V a d'essentiel dans Thystérie.
Il est hon de s'entendre sur les termes el de parler un langage précis, même quand on se trompe. Poui- nous, cette division de la personnalité qui se maniieste chez le somnambule et le médium, c'est précisément ce que nous appelons hystérie, parce qu'elle se retrouve dans tous les j)hén(»mènes que l'on considère comme hystériques.
CIIAIMTUK V
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Bien que la plupart des symptômes hystériques soifMit le résultat de certains désoi'dres inlellecluels. ils ne constituaient pas cl ordinaire des délires proprement dits. La perception des objets extérieurs, des relations sociales semblait rester suflTisamment correcte pour permettre au malade de vivre de la vie commune. Les illusions et les rêves semblaient se développer ii part en dehors de la conscience et ne la troublaient que médiocrement. « Les hystériques, disaient MM. Breuer et h'reud. sont laisonnables dans leur état éveillé et aliénés dans leur état hvpnoïde'. »
Cette distinction délicate va-t-elle subsister toujours? N'est-il j)as vraisemblable que de temps en temps les troubles intellectuels grandissent un j)eu et altèrent assez la conscience pour ti'oubler ses relations, sa « correspondance » avec le milieu extérieur et le milieu social, altération qui constituera un véritable délire. Sans aucun doute, des délires se rencontrent et même très fréquemment chez les malades hystériques, mais leur étude présente une grande dilliculté. Ces délires sont-ils accidentels, consécutils h une autre mahiflie mentale qui jieut fort bien se suiajouter à l'hystérie, ou sont-ils le déveloj)pement de la maladie hystérique elle-même? L'étude de cette question à propos de tous les délires qui peuvent se présenter chez des hystériques nous forcerait à passer en revue toute la pathologie mentale. Pour essaver d'échapper ii ce danger, nous nous bornerons à décrire les délires qui semblent être le développement naturel de certains symptômes hystériques déjà connus; nous chercherons ensuite d'une manière générale quelle place ces délires doivent occuper dans la maladie.