‹ L'état mental des hystériquesChapitre 165 sur 290 · I. Sollicr, Guide pratique des maladies inenlales, i8g · texte numérisé non relu

I. Sollicr, Guide pratique des maladies inenlales, i8g

;UH> ACCIHENTS MENTAUX DES IIYSTÉRIOLES

des divagations de Par. étaient surtout les préoccupatioiis roli- <4"ieuses ; d autres malades, comme on la remarqué, ont surtout des piéoccupations erotiques, mais ee sont là des idées très variables. Il faut noter cependant une diilerenee, cette malade, au moins pendant le temps où nous lavons examinée, ne nous a pas semblé avoir d'hallucinations bien nettes. Les hystériques qui délirent, ainsi qu'on l'a vu par les exemples précédents, ont au contraire des hallucinations particulièrement vives de tons les sens et. c'est dans le délire hvstéri(|ue et dans les délires toxiques (jue les hallucinations visuelles sont le plus nettes. D'autres caractères sont, an contraire, conformes à la description classique. Le malade se rend compte au moins en partie de son état' et se plaint que sa tète est vide, qu'elle ne comprend plus bien, « je ne suis plus semblable à ce que j'étais, je n'ai plus ma tète. » Elle est incapable d'aucune attention et n'a presque aucune mémoire. Ce sont là des caractères qui rappellent d'une façon assez vague l'hvstérie précédente. Un état de ce genre se rattache, comme on Ta vu, aux phénomènes hystériques, mais il constitue évidemment une transformation considérable de la maladie.

§ 3. — Exagération des idées fixes. Ee délihe systématisé.

Les idées fixes si fréquentes et si importantes chez les hystériques, sont d'ordinaire isolées dans leur esprit; soit qu'elles constituent des attaques, soit qu'elles se développent d'une façon subconsciente, elles ne troublent pas toute la pensée des malades. Cependant il est facile de comprendre que le voisinage de ces idées fixes, de ces parasites, est fort dangereux pour la conscience normale et, que dans bien des circonstances, des troubles généraux de toute la pensée puissent être le résultatdu développement des idées fixes.

Déjà, dans les plus simples, l'hystérique peut rester plusieurs jours obsédée par des souvenirs plus ou moins vagues qui subsistent après le délire de l'attaque ^ M. Charcot rapporte le cas d'un hystérique qui, après une crise où. il croit avoir été mordu

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