Automalisine psycitologique, 1889, p. 30a
dinnire ; l'autre, susceptible d'ailleurs de se suhdiriser, for ni ait une personnalité anormale différente de la première et complètement ignorée par elle\ »
A la même époque, M. Jules Janet, pour résumer les recherches que j'avais faites, a ajouté uue nouvelle observation des plus intéressantes, et il a cherché à exprimer cette nouvelle conception de l'hystérie '. On peut peut-être rcj)rocher à ce travail d'être un peu trop schématique, mais il a le grand mérite de résumer d'une manière très nette une conception psychologique assez délicate, qui était alors très peu comprise. (.(.L'état incomplet de la personnalité première, dit-il, constitue les tares hystériques ; il permet l'action désordonnée de la personnalité seconde, c'est-àdire les accidents hystériques. La seconde personnalité, toujours cachée derrière la première, d'autant plus forte que celle-ci est plus affaiblie, profite de la moindre occasion pour la terrasser et paraître au grand jour^. »
Un grand nombre d études psychologiques lurent faites aussitôt sur ce dédoublement, mais nous ne résumons ici que les conceptions médicales de l'hystérie. M. Laurent, dans un travail paru d'abord dans les Archives cliniques de Bordeaux'' et reproduit plus tard avec développements dans sa thèse de doctorat ', montre le grand rôle que jouent chez l'hystérique les états seconds et les phénomènes subconscients, et les considère comme caractéristiques de cette maladie. Mais le travail le plus important qui soit venu confirmer nos anciennes études est sans contredit l'article de MM. Breuer et Freud, récemment paru dans le Neu ro logisch es Cen tralblatt^ .
Nous sommes très heureux que ces auteurs, dans leurs recherches indépendantes, aient pu avec autant de précision vérifier les nôtres, et nous les remercions de leur aimable citation. Ils montrent par de nombreux exemples que les divers symptômes de