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1. Jules Janet, Hystérie et hypnotisme d'aprt-s la tliéorie de la double personnalité. Revue scientifique, 1888, I, p. 616.
.S. Jules Janet, op. cit.. p. O22.
^. L. Laurent, De l'état mental des hystériques d'après les théories psychologiques actuelles. Archives cliniques de Bordeaux, septembre 1892.
5. L. Laurent, Des états seconds, variations patliologiques du champ de la conscience, 1892.
6. Josef Breuer et Sigm. Freud in Wien, Ueber den psychischen Mechanismus hvslerischer Phœnomene. (.\eurolo(jisclies Centrulblatt, 1893, n" i et 2.)
rhvstéric iic sont [)as clos inaiiilestiitioiis spontanées idiopatliiqncs de la maladie, mais sont en étroite connexion avec le trauma provocateur. Les accidents les plus ordinaires de l'hystérie, même les hyperesthésies, les douleurs, les attaques banales, doivent être interprétés de la même manière que les accidents de l'hystérie lraumali([ue par la persistance d'une idée, d'un rêve. Le rapport entre l'idée [)rov<tcatrice et l'accident peut être plus ou moins direct, mais il existe toujours. Il faut cependant constater que, souvent le malade, dans son état normal, ignore celte idée pr«)vocalrice qui ne se retrouve nettement que pendant les périodes d'état second naturelles ou provoquées, et c'est précisément il leur isolement que ces idées doivent leur pouvoir. Le malade est guéri, disent ces auteurs, quand il parvient à retrouver la conscience claire de son idée fixe. « Cette division delà conscience, que l'on a constatée avec netteté dans (luelques cas célèbres de doithle existence, existe d'une façon rudimentuire chez toute hystérique; la disposition à cette dissociation et en même temps à la formation d'états de conscience anormaux que nous proposons de réunir sous le nom d'états hrpnoïdes, constitue le phénomène fondamental de cet névrose^ » Cette définition vient confirmer celles que nous avons déjà données, et qui cherche à grouper tous les symptômes de la maladie autour d'un phénomène principal, le dédoublement de la personnalité.
§ 3. — Le rétrécissement du champ de la conscience.
Les définitions précédentes ont certainement une grande généralité, elles s'appliquent à la grande majorité des accidents hystériques ; mais il est évident d'autre part qu'elles laissent à peu près complètement de côtés dautres caractères également nombreux et très importants, je veux dire les stigmates.
Certains auteurs ont essayé d'appliquer aux stigmates la même explication qu'aux accidents et de les rattacher également à des idées fixes. Cette explication serait simple, conforme aux principes que nous avons adoptés, mais on a vu que nous ne pouvions constater dans les anesthésies ni l'évolution, ni les caractères
I. Ibid., p. ■j. Les auteurs ajoutent p. 4, sans préciser, que ces idées se rapprochent aussi de celles de Benedikl. Nous regrettons de ne pas connaître ce travail.