Ibid., p
les maladies par roprcsciilalion se raltachenl à celte conception générale : le développement exagéré de certaines idées dépend de leur isolement, et cet isolement est une conséquence du rétrécissement du champ de la conscience. L'exaltation des phénomènes automali(iues résulte le plus souvent d'une diminution dans la puissance de ractlvilé volontaire qui réunit à chaque instant de la vie les phénomènes présents. C'est l'ensemble de ces conceptions que nous avions désigné sous le nom de dcsa<^'rci;ti(ion mentale et il semble encore, d'après les analyses précédentes, que cette idée puisse louriiir le inuyoïi de lésumer un grand nombre de phénomènes hvstéri(|ues.
i^lusieurs auteurs ont accepté ce résumé des laits et l'ont complété par de nouveaux exemples. M. Pick considère la diminution de la puissance d'attention^ le rétrécissement de la perception personnelle auquel il ajoute le rétrécissement de l'impulsion motrice, comme la caractéristique de l'hrstérie'. M. Laurent s'exprime à peu près de même : « Nous disons hystérique, car aujourd'hui c'est le seul mot scientifique pour désigner le létréci mental, le minus habens conscientiic, si nous pouvons exprimer ainsi l'état mental de cet individu très intelligent peut-être, mais dont toutes les facultés mentales sont marquées d'un stigmate plus fixe certainement qu'aucun de ceux que l'on est habitué à rechercher dans l'hystérie". »
Sans doute ce rétrécissement du champ de la conscience doit se retrouver chez un grand nombre de malades, chez beaucoup d'aliénés (nous ne pensons pas qu'il faille dire chez tous) chez les neurasthéniques, chez les stupides, chez les imbéciles même et les idiots. Faudra-t-il en conclure que nous avons complètement confondu l'hystérique avec l'idiot? Autant dire que le naturaliste confond le chien et le lézard parce qu'il les appelle tous deux des vertébrés. Le rétrécissement du champ de conscience est un grand caractère pathologique qui se manifeste de mille manières différentes. Toutes les descriptions et les études contenues dans cet ouvrage ont essayé de montrer comment ce caractère se maniteste chez l'hystérique. Xous rappelons seulement ici que les phénomènes psychologiques élémentaires subsistent presque sans modifications, qu'une partie d'entre eux se sépare com-