‹ L'état mental des hystériquesChapitre 180 sur 290 · Laurent, Les étals seconds. i8g3, p. i · texte numérisé non relu

Laurent, Les étals seconds. i8g3, p. i

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plètement de la personnalité, ce qui donne li(Mi à des anesthésies, des amnésies, des paralysies bien nettes, que ces phénomènes dissociés s'agrègent entre eu\ pour former des états psychologiques distincts île la conscience normale. Nous ne cioyons pas que la faiblesse de la svnthèse psychologique se manifeste bien souvent sous cette forme en dehors de rhvstéiie.

5; 'j. — L'hystérie, m\ladie mentale.

« Nous disons hardiment, écrivait Brachet, en 18^7, non, le cerveau n'est pas essentiellement lésé dans l'hystérie'. » Depuis cette époque, les opinions ont singulièrement changé ; il est rare de trouver aujourd hui des médecins qui considèrent l'hystérie comme une maladie des organes génitaux et qui enlèvent les ovaires aux femmes pour les guérir de leurs idées fixes. « 11 est évident, dit M. Jollv, que, dans le cours des temps, la théorie de l'hvstérie s'est de plus en plus rapprochée d'une interprétation psychique ^ » « Les paralysies par segment de membre, disait M. G. Guinon, sont des phénomènes cérébraux, l'hémianesthésie également; l'état mental, syndrome important chez les hystériques, relève directement d'un trouble du fonctionnement du cerveau. Il faut donc admettre que l'hystérie est une névrose particulièrement cérébrale^. » « L'hystérie n'est qu'une manière de fonctionner du cerveau, écrit M. Sollier,... il n'y a pas de maladie hystérique,... c'est le mécanisme cérébral qui est hystérique, ce n'est pas l'afTeciion '*. » Dans le récent Dictionnaire de médecine mentale de M. llack Tuke, les deux articles consacrés à l'hvstérie aboutissent à cette même conclusion. « L'hystérie, d'après M. Donkin, est un désordre ou un développement défectueux des centres fonctionnels les plus élevés de l'écorce cérébrale On court moins de risque de se tromper en considérant

l'hystérie comme une espèce de folie, qu'en cherchant à grouper les phénomènes autour d'un svniptôme physique de cette maladie "'. )) Dans le même ouvrage, MM. Charcot et Marie rattachent également l'hystérie à un trouble dans le fonctionnement des

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