‹ L'état mental des hystériquesChapitre 188 sur 290 · Breucr et l'reud, op. cit., p · texte numérisé non relu

Breucr et l'reud, op. cit., p

Nous ne pouvons étudier ici cette nouvelle forme de la désagrégation mentale qui caractérise le psychasthéniqiie, ni montrer son degré de gravité et ses conséquences. Il nous sullit de faire remarquer qu'elle est diderente de celle qui a été constatée chez les hysléric[ues. Nous pouvons donc ct)nclurc, comme M. Colin, que « l'hystérie a sa place marquée au soleil et qu'elle a des signes qui lui sont propres ». Il n'est pas nécessaire de nier le caractère moral de l'hystérie pour lui conserver sa place, il sullit de distinfifuer les maladies mentales les unes des autres.

Il est inutile do rcpicndi-e une discussion que nous avons déjà souvent laite sur les rapports de l'hystérie avec l'état normal. Nous avons montré qu(; l'on retrouvait dans les distractions, les hahitudes, les passions, dans l'automatisme psychologique de l'homme normal le germe de tous les phénomènes hystériques. Quelques auteurs en ont été surpris et se servent de remarques du même genre pour présenter comme personnes normales des hystériques avérées ou réciproquement. Ce rapprochement ne doit pas étonner « il faut admettre pour le moral ce grand principe universellement admis pour le physique depuis Claude Bernard, c'est que les lois de la maladie sont les mêmes que celles de la santé et qu il n'y a dans celle-là que l'exagération ou la diminution des phénomènes qui se trouvaient déjà dans celleci' ». Ce sont ces degrés des phénomènes qu'il faut bien vouloir reconnaître pour distinguer une distraction d'une anesthésie, une émotion d'une attaque, un rêve d'un somnambulisme. La distinction sera toujours difficile si l'on se borne à étudier les cas frustes et peu nets, elle sera facile si l'on veut bien commencer l'étude par les « cas tvpes » et comparer les autres avec ceux-ci.

Nous avons élargi sur un point le concept de l'hystérie en lui rattachant les somnambulismes et les actes subconscients. Mais nous avons limité l'étendue de cette maladie en la distinguant des délires et des aliénations qui paraissaient le plus s'en rapprocher. La désagrégation mentale est plus permanente dans l'hvstérie que dans les délires, elle est beaucoup plus nette et plus complète dans cette maladie que dans les états psychasthéniques.

Résumé.

Nous n'avons pas à insister dans ce travail sur l'étiologie ni sur

Page 1