‹ L'état mental des hystériquesChapitre 209 sur 290 · Ê.SP · texte numérisé non relu

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que les svmptômes caractéristiques de la pause respiratoire dans le Chevne-Stokes complet existent plus ou moins d'une manière constante.

Pour comprendre autant que possible le mécanisme de ce rythme singulier de la respiration nous avons cherché quelles influences pouvaient le faire varier, le faire disparaître au moins momentanément. Nous avons déjà remarqué que le sommeil hypno-

FiGURE 19. — Graphique de la respiration thoraclque pendant que l'attention est "dirig(''e sur

tique, quelques-unes des attaques de sommeil cataleptique, celles où la malade ne manifestait aucun sentiment, n'avaient sur ce point aucune influence. Les graphiques restaient semblables dans ces divers états. Les efforts volontaires de la malade étaient visiblement impuissants ; d'ailleurs il faut remarquer à ce propos que Léa ne gouverne nullement sa respiration, ne peut pas arriver sur notre demande, à l'accélérer, à la ralentir, à la transformer. Le fait est fréquent chez les hystériques qui en même temps sentent mal leur respiration ; chez beaucoup nous avons constaté une insensibilité toute particulière pour l'asphyxie commençante que l'on peut mesurer d'une manière intéressante avec l'appareil

UN CAS DI m TIIMK DE CHEYNE-STOKES DANS LHYSTÉRIE Wl

de M. Bloch'. L'un de nous reviendra sur ces lails duas une élude plus générale sur la lespiration des hystériques. Nous remarquons maintenant que chez notre malade la suggestion portaat directement sur Tactc respiratoire et laite, soit pendant la veille, soit pendant le sommeil hypnotique, n'est pas plus elPicace que la volonté propre du sujet pour modifier le rythme de Cheyne- Stokes. Nous donnons ici (fig. i8) le graphique obtenu pendant

Is. A, signaux lumineux; B, réactions du sujet; T, respiration tboracique ; S, secondes.

l'hypnose après avoir longtemps suggéré à la malade de copier, de répéter notre propre respiration.

Un autre procédé permet souvent de modifier les phénomènes hystériques, c'est l'œsthésiogénie ou l'excitation des diverses sensibilités de manière à faire disparaître les anesthésies. Ce procédé, bien connu des anciens magnétiseurs, a été fort bien étudié par Burq et par son école. J'ai montré souvent autrefois- comment, en excitant et en dirigeant l'attention du sujet, on pouvait

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