Xéoroses et idées fixes, II, p
Janet. — Hystérie. 32
D'après toutes ces observations qui, si nous ne nous trompons, sont encore précisées par les expériences que nous venons do faire sur Léa, il .semble probable que l'activité de l'écorcc cérébrale a une grande iniluence sui' le rythme de la respiration. Faut-il parler d'un centre particulier de l'écorce, quelques petits détails, à notre avis sans précision sulllsunte, pourraient dans notre observation se rattacher à cette hypothèse, i" L'anesthésie et les accidents hystériques chez notre sujet siègent surtout à droite : nous avons déjà relevé cette coïncidence de l'anesthésie droite et des accidents respiratoires chez les hystériques'. Peuton en conclure que le centre cortical de la respiration comme celui (lu langage avec qui il a évidemment des rapports, siège plutôt dans l'hémisphère gauche? Nous n'osons tirer une conclusion de ces quelques observations et nous nous bornons à signaler l'hypothèse. 2" C'est l'attention qui joue dans les expériences précédentes le rôle le plus net. En outre, le malade se plaint constamment d'une douleur au front, en barre, au dessus des deux sourcils. Quelques observateurs en conclueront peutêtre qu'il s'agit du lobe frontal qui, d'ailleurs, a déjà été présenté à plusieurs reprises comme le centre cortical de la respiration. L'interprétation de ces douleurs céphaliques des 'hystériques est fort délicate et nous ne pouvons qu'indiquer ici cette remarque. Si ces hypothèses relatives à un centre cortical spécial de la respiration ne se confirmaient pas, il n'en resterait pas moins évident que l'écorce cérébrale dans son ensemble a une influence sur la respiration quand nous voyons les oscillations de son activité et, en particulier, les oscillations de l'attention avoir une influence aussi manifeste sur le phénomène de la respiration périodique.
I. Note sur rhv«t('Tie droite et l'hystérie gauche. Revue neurologique, i5 décembre 1899, p. 85i ; dans ce volume, p. /i55.