‹ L'état mental des hystériquesChapitre 223 sur 290 · L'AMNÉSIL ET LA DISSOCIATION DES SOUVENIHS PAR L'ÉMOTION · texte numérisé non relu

L'AMNÉSIL ET LA DISSOCIATION DES SOUVENIHS PAR L'ÉMOTION

tion. Comme ils me semblent encore être restés exacts, il suiïlt maintenant de les rappeler brièvement pour insister sur quelques points nouveaux que l'on peut y ajouter aujourdiiui. i" Les troubles ne portent aucunement sur les événements antérieurs de la vie qui sont évocjués norriialcnient dans le st)uvenir et qui ne se transforment pas en hallueinations ; 2" Les événements sur lesquels porte l'altération sont ceux (|ui ont élc- I occasiitu d'une violente émotion, ceux qui s'y rattachent par association ou ceux qui les précèdent immédiatement dans le temps; 3° Ces faits en apparence oubliés ne sont pas complètement eflacés, leur trace subsiste dans le cerveau, puisque le souvenii' peut <ii réapparaître après la guérison et puisque pendant la nuiladie ils se manifestent avec exagération dans les crises ; 4" La reproduction de ces événements par association d'idées persiste" et serait môme plutôt exagérée ainsi qu'on l'a vu par toutes les hallucinations d'origine subconsciente que présentait Irène. En un mot, toutes les opérations inférieures relatives à ces souvenirs paraissent intactes. 5" Le trouble n'existe que dans des opérations supérieures de la conscience, l'évocation volontaire ainsi que l'inhibition volontaire, en un mot dans la conscience personnelle de ces souvenirs'. « Il ne sullit pas, pour que nous avons conscience d'un souvenir que telle ou telle image soit reproduite par le jeu automaticpie des associations d'idées, il faut encore que la perception personnelle saisisse cette image et la rattache aux autres souvenirs aux sensations nettes ou confuses, extérieures ou intérieures, dont l'ensemble constitue à ce moment notre personnalité. Qu'on appelle cette opération comme l'on voudra, que l'on forge pour elle le mot de personnification, ou que Ion se contente des termes vulgaires que nous avons toujours employés « perception personnelle des souvenirs », ou « assimilation psychologique des images », il faut toujours constater son existence et lui donner une place dans la psychologie des souvenirs comme dans celle des sensations. » Qu'une pareille fonction soit altérée dans ces cas d'amnésie, cela est trop évident d'après l'observation précédente, où l'on voit les souvenirs réapparaître toujours dans les états d'inconscience et disparaître toutes les fois que le sujet doit les exprimer consciemment. Les choses se passent donc comme si ces malades étaient devenus incapables d'avoir la perception

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