‹ L'état mental des hystériquesChapitre 224 sur 290 · I. Névroses et idées Jixcs. I, p. i · texte numérisé non relu

I. Névroses et idées Jixcs. I, p. i

o:« ÉTUDES SUR DIVERS SVMP TOMKS HYSTÉRIQUES

personnoUe do leurs souvenirs, comme si leur personnalité arrêtée iléfinitivement a un certain p()int ne pouvait plus s'accroître par radjonction, 1 assimilation il éléments nouveaux. Ces notions (jui semblaient autretois singulières sont aujourd hui devenues banales et lanatomie môme semble leur donner un point d'appui quand elle distintrue dans Técorce cérébrale des centres primaires pour les images et des centres secondaires hiérarchiquement plus élevés pour l association et probablement pour ce que j appelle l'assimilation des images.

6° Enfin la précédente étude mettait en évidence le rôle considérable de lémotion pour produire cette dissociation de la synthèse mentale : « Lémotion, disais-je autrefois', a une action dissolvante sur l'esprit, elle diminue sa synthèse et le rend momentanément misérable. » Je montrais à ce propos ce pouvoir dissolvant de l'émotion sur les résolutions volontaires, sur les sentiments, sur la conscience des sensations et je faisais rentrer cette dissociation des souvenirs dans le groupe plus général de la dissociation des synthèses par les émotions-. Ces dernières remarques sont encore confirmées par nos observations récentes dans lesquelles nous voyons l'émotion conserver ce même rôle. Dans tous les cas que j'ai cités ce sont des émotions graves qui ont déterminé tous les troubles et nous voyons que de nouvelles émotions déterminent toutes les rechutes d'une manière absolument régulière. Ces caractères sont flonc dos faits acquis dont il nous sulfit de constater la confiimation.

Peut-on faire aujourd'hui un pas en avant, c'est-à-dire peut-on analyser davantage ces troubles qui se produisent sous l'influence de l'émotion, et parvenir grâce à eux à des faits plus élémentaires. Il me parait intéressant de faire remarquer que cette perturbation porte en apparence uniquement sur la mémoire et sui^ la conscience des souvenirs, mais, qu'elle est en réalité beaucoup plus profonde et plus générale. Il y a chez ces malades un trouble de l'action tout aussi bien qu'un trouble de la mémoire et celui-ci ne fait que dissimuler le trouble le plus grave de la volonté. D'abord ces malades ont évidemment une inertie générale, ils sont devenus incapables de rien faire d'utile. S'il ne s'agissait réellement que d'un oubli de trois ou quatre mois, si

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