L'HYSTÉRIE MALADIE MENTALE
veuses dfs femmes » puljlié dans l'an VII, demande déjà pour c^s maladies une « médecine de l'âme, medicina mentis ». On connaît bien les tentatives de llcinrotli en Allemagne et de Leuret en France pour appli(|uer aux aliénés un traitement moral, et Lasègue réclame à plusieurs reprises « une thérapeutique morale des maladies nerveuses' ». Enfin depuis que les études sur l'hypnotisnic et la suggestion se sont développées, tlinnombrables travaux que l'on ne peut énumérer ici' ont montié comment toutes soites d'accidents nerveux ont pu t-tre guéris ou amendés par des procédés purement moraux. Il est même juste de remarquer que beaueoujxle procédés présentés par leurs auteurs comme des méthodes de thérapeutique physique n'agissaient au moins dans certains cas de névroses, que d'une manière morale. La métallothérapie, l'électrothérapie, certaines gymnastiques, etc., déterminaient quelquefois des suggestions ; plus souvent elles agissaient en amenant la restauration de certaines sensibilités, ou en réveillant de leur engourdissement certains centres corticaux suivant le langage que l'on adoptera, c'est-à-dire qu'elles agissaient en déterminant des modifications psychologiques. Le reproche que l'on, a fait le plus souvent et, à mon avis, le plus justement à ces récits de guérisons par des procédés psvchologiques, c'est qu'il s'agissait d'accidents hystériques mal diagnostiqués. Ce reproche n'a plus de valeur ici et il renferme une reconnaissance de ce fait aujourd'hui évident, c'est qu'un très grand nombre de malades hystériques ont obtenu le plus grand soulagement par ces traitements moraux.
Il semble donc juste qu'ujie étude sur le traitement psychologique de l'hvstérie occupe une place dans un traité complet de thérapeutique. Pour légitimer et expliquer autant que possible ces pratiques, je montrerai d'abord en quelques mots la pathogénie des accidents les plus communs afin de faire voir le point vers lequel doit être dirigé le traitement. Enfin pour éviter les spéculations théoriques, je me bornerai à indiquer les traitements divers qui ont été proposés et les résultats de chacun d eux que j'ai pu observer dans une étude assez longue, poursuivie d abord