‹ L'état mental des hystériquesChapitre 243 sur 290 · LE TRAITEMENT PSYCHOLOGIQUE DE LHYSTERIE · texte numérisé non relu

LE TRAITEMENT PSYCHOLOGIQUE DE LHYSTERIE

(lans les hiNpltaux du Havre, puis à la Salp^trière sous la direction de Charcot. et dans le service de mon éminent maître, M. le P' Raymond.

Rôle des idées fixes dans les accidents hystériques.

A. — Importance de l'idée fixe.

Dans ses leçons de i884-85 Charcot a essayé d'établir que certaines paralysies hystériques dépendent « d'une idée, d'une préoccupation du malade bien capable d'entretenir son mal, étant donné que celui-ci est, comme nous le pensons, surtout d'origine psychique, ou si vous l'aimez mieux, mentale' ». Puis il appliqua cette interprétation à toutes sortes d'accidents, à des attaques, des contractures, des mutismes, des anorexies, etc. Des remarques du même genre faites de tous côtés conduisirent à cette conception formulée surtout par Mœbius : « Les maladies hystériques sont des modifications corporelles qui se rattachent à des conceptions, à des idées qui déterminent des émotions persistantes*. » Cette interpellation a été tout naturellement développée par tous ceux qui ont étudié la puissance de la suggestion et les modifications organiques graves et durables qu'elle peut déterminer ; ils ont prétendu que les choses se passaient dans bien des cas comme si l'hvstérique se suggérait à lui-même son accident. « L'hvstérique réalise son accident comme il le conçoit », disait M. Bernheim. Malheureusement cette conception si simple est loin de se vérifier facilement dans tous les cas, c'est que le rapport entre l'accident et l'idée fixe est loin d'être toujours aussi simple que dans les cas de paralysies étudiés par Charcot, et il est nécessaire pour le comprendre d'étudier avec plus de précision les caractères que peut prendre l'idée fixe chez l'hystérique, afin de discerner en quoi le rôle qui lui a été attribué est juste et en quoi son importance a été exagérée.

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