‹ L'état mental des hystériquesChapitre 250 sur 290 · LA FAIBLESSE DE SYNTHÈSE MENTALE · texte numérisé non relu

LA FAIBLESSE DE SYNTHÈSE MENTALE

est siirl(»ul un état émotif systématique et persistant; pour la bien compreiidrc, il faut savoir que l'idée fixe peut n'avoir qu'un rapport indirect avec l'événement en apparence provocateur, ou avec l'accident patholo<);i([ue, que l'idée la plus apparente n'est pas toujours la plus importante, et qu'il y a des idées primaires qui peuvent être tout à fait subconscientes. Si l'on tient compte de ces remar(jues, on reconnaîtra sans peine que les idées tixes de ce genre accompagnent et précèdent souvent la plupart des accidents hvstéri(|ues, qu'elles forment une partie intégrante de ces accidents, dont il est impossible de ne pas tenir compte et qu'elles semblent jouer un grand rôle dans l'évolution de ces accidents eux-mêmes.

La faiblesse de synthèse mentale.

A. — La prédisposition aux idées fixes.

Quelle que soit l'importance des idées fixes de l'hystérie, importance que je n'ai pas cherché à restreindre, je ne puis croire que ce seul phénomène explique toute la maladie. Elles semblent, par les émotions qu'elles déterminent, être en relation avec certains accidents, elles semblent surtout à mon avis donner à ces accidents leur localisation, leur forme particulières. Mais, d'une part, elles n'accompagnent pas tous les phénomènes de l'hvstérie, des stigmates et même des accidents comme 1 hémiplégie ' peuvent se développer insidieusement, sans qu'il y ait une émotion ni une idée fixe bien nette qui les entretiennent, d'autre part, ces idées fixes se surajoutent toujours à un état pathologique antérieur, mal reconnu et même elles ne prennent leur importance que grâce à cet état antérieur. Sans doute, on peut imaginer des émotions extrêmement violentes ou bien répétées incessamment pendant très longtemps et capables de désorganiser l'esprit le plus solide. Mais ce n'est pas ainsi que les choses se passent le plus souvent chez nos malades : ce sont des accidents futiles qui presque toujours deviennent le point de départ des idées fixes.

I. Accidents mentaux des hystériques, p. 126, -2" édit., p. 2y8.

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